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Mercredi 2 Mai 2001 : ATTAC L'économie et la Bourse Introduction : Bourse = information "éco" la plus reçue ! 1996-1999 = bonne année pour la Bourse Mais actuellement conjonction de licenciement très médiatisés + danher d'un krach style 1987 ou pire 1929 ? 1/ Les caractéristiques de la bourse : 11- Qu'est-ce-que la Bourse ? Bourse = "marché où se rencontre offre et demande de capitaux à long terme". La Bourse appartient au marché financier = "achat et vente de titres à différentes échéances temporelles" Echange de titres très divers surtout qu'innovation financière. = valeurs mobilières : 1.actions = titre de propriété d'une entreprise donnant droit à versment d'un dividende. 2.obligation = prêt donnant droit à versement d'un intérêt. Les échanges de titres et cotation plus au Palais Brongniart "à la criée" mais réalisé avec les moyens de communication. Cotation = acheteurs indiquent prix + offreur indiquent prix de vente => prix se fiuxe de façon à satisfaire le plus grand nombre. Si offre > demande => baisse du prix et invesrement... La Bourse est composée de 2 compartiments :
Mais attention pas d'indépendance des deux marchés ! => si souhait de lever des fonds nécessité "bonne" activité sur le marché secondaire 2- L'organisation de la Bourse de Paris : Avant septembre 2000 gestion de la Bourse par une société privée = société des Bourses Françaises Désormais = Euronext qui regroupe Paris + Bruxelles + Amsterdam = société de droit hollandais. Société bénéficiaire + qui souhaite être …coter ! Volonté de coopérer avec NY ; Australie ; Tokyo pour développer "marché transparent" (document Eruonext) Il existe plusieurs marchés :
Depuis 1988 tous les intermédiaires financiers = banques, caisse d'épargne autres entreprises d'investissements.. agréés par les autorités de régulation (Conseil des Marchés Financiers ; Comité des Etablissements de Crédits et des Entreprises d'Investissement) peuvent interveir sur la Bourse. La Bourse était surtout un marché ….d'obligations…en terme de transactions et d'émission mais pas en terme de capitalisation boursière Diverses données (en milliards de francs)
Source : INSEE, Cahiers français, COB
12- la formation des cours : vers des bulles ?
Président Elf Aquitaine en 1994 : "le cours de Bourse fournit un indicateur de la vertu de l'entreprise" (cité par C. Serfaty, in AE, HS 23, 1995). En théorie dépend des "fondamentaux de l'économie = taux d'intérêt ; déséquilibre des balances commerciales ; différence des hausses de prix entre pays… En gros, "tout ce qui concerne la production et les échanges, en dehors donc de ce qui se passe dans le secteur financier (spéculations sur les titres) ; implicitement, il est supposé qu'il existe une sorte de de "déconnexion" entre l'économie réelle, celle des "fondamentaux", et l'économie financière (un exemple extrême de cette déconnexion est donné par les bulles)" (B.Guerrien, 1996, p 218). Or France télécom passe de 171,8 milliards de francs en mars 2000 à 482,98 milliards en 3 mars 2001 or bénafice ont crû de 32 % en 2000 à 24 milliards de francs ! Yahoo passe de 812,9 milliards en janvier 2000 à 63,68 milliards en mars 2001 Or Yahoo a fait 290 millions de dollars de bénéfice en 2000. Ces corrections son-elles normales ? après un peu d'excès un peu d'exubérance retour à la normal ??? = d'après Artus (in L'expansion n°642) page 66…non ! pas de rapprochement des performances écos et boursières ! Or bénéfices croissent 100 milliards pour le CAC 40 = + 52 % en 2000 Or baisse du CAC = -20 % en 2000 Alors ? Comportement moutonnier . => phénomène collectif et volonté Comportement ? = "mimétique"=> formation des anticipations en suivant "opinion des marchés". Pas nouveau …..Keynes ! Dans cadre de "l'incertitude" => rationnel de copier les autres qui peuvent avoir des infos ! Incertitude = "pas de fondement scientifique sur lequel on puisse formuler, de façon autorisée, quelque raisonnement probabiliste que ce soit. Nous ne savons pas tout simplement" (Keynes, cité par Piriou, 1996, p 64). Il faut donc regarder son voisin (Aubin, Norel, 2000, p 242). Dès lors "bulle" issue de "contagion mimétique" (Orléan). Bulle = hausse de la valeur d'une monnaie sans lien avec les fondamenatux par le jeu des anticipations. Les opérateurs voient les autres acheter alors ils achètent…. Ici les anticipations sont "auto-réalisatrices".
=> "bulles ".
Intégration des "news" pose le pb….des news… "Cette question conduit à s'interroger sur l'information fournie aux épargnants. Certaines analyses, qui justifient les niveaux des cours de la fin 1999 et du début 2000, n'avaient aucun sens macroéconomique. Il est impossible que l'ensemble des sociétés cotées dégage des résultats en hausse de 15 à 20 % par an, alors que la production augmente de 7 à 8 %. Mais certains analystes ou économistes de marché avaient convaincu le public des investisseurs de l'inverse: le conte de fées avec des profits globaux en hausse massive était possible. Dans le même temps, les épargnants, confrontés à la perspective de la baisse de générosité des systèmes de retraites par répartition étaient contents de croire ces contes, et investissaient leur épargne dans les actifs les plus risqués, anticipant, à tort, des rendements très élevés. Ne faudrait-il pas que les autorités de surveillance des marchés surveillent le sérieux et l'honnêteté des conseils et analyses donnés aux épargnants? Pourquoi des gourous incompétents ou manipulateurs survivent-ils? " Source : Artus, 2001 2/ Divers aspects économiques :
21- le financement de l'économie : On parle de financement direct de l'économie. Voici la structure du financement des agents économiques français Evolution des crédits à l’économie (en milliards d’euros)
source : INSEE, 2001 Emission de titres (en millliards d’euros)
source : Insee, 2001. *titres de créances négociables : bons du trésors, certificats de dépôts, billets de trésorerie Quelques données sur les entreprises
*épargne brute + aides à l'investissement + autres transferts en capital. Source : Dominique Plihon, L'émergence du capitalisme actionnariale, Ecoflash, n°153, décembre 2000. Constats :
En 1999 forte hausse des flux destinés au financement des ménages et SNF. Reprises de la distribution de crédit + émissions importantes de titres divers des entreprises. Mais les administrations publiques elles ont réduit leur endettement par la contraction de leur crédit. Au niveau des émissions de titres prépondérance des obligations par administrations publiques Pour les ents double changement :
= Financiarisation de la gestion des entreprises. Cela vient d'une faiblesse de l'investissement ; de l'augmentation des profits 22- La logique du développement de la Bourse Bourse et efficacité économique ? Selon les économistes, rôle de la Bourse et en particulier de la finance pas le même. Ainsi selon J. Robinson "Où l'entreprise avance, la finance suit" (cité par J. P. Betbèze, le Monde du 18 avril 2001, page VI). => ainsi Artus constate que les activités de la "nouvelle économi" sont financés par du "capital risque" puis dans un second temps par la Bourse (Artus P, 2001, pp 16-17). Dans tradition "libéral" style croissance endogène => effet incitatitf. Avec meilleur répartition des risques. (Betbèze, idem) La finance contribue à transformer "en actifs plus risqués et plus rentables, c'est-à-dire plus porteur de croissance". (Betbèze, idem) Bourse assure liquidité (Betbèze, idem). Coût baisse car concurrence. Finance pousse l'économie à plus d'efficacité Bourse et croissance ? D'après l'Expansion (n°642 page 70) et OCDE : Conséquence d'une baisse de 20 % des cours : Etats-Unis => on passe de 1,9 % croissance du PIB à 0,9 % Japon => de 1,2 % à 0,5 % Allemagne => de 2,3 % à 2 % France => de 2,9 % à 2,6 % Royaume-Uni => 2,5 % à 2,4 % Situation très différente. Ainsi les français consomment moins que les américains leur leur plus-value (0,8 % contre 4,5 %) + peu d'endettement pour boursicoter (l'Expansion page 70 Bourse, emplois, salaire ? plan sociaux pas uniquement pour créer de la valeur ("shareholder value") selon L. Mauduit seul Danone un cas "pur". Danone : marge opérationnale du pôle biscuit = 7,9 % ; pôle laitier 11 % ; pôle boisson 12,3 % ((Le Monde du 18 avril 2001, page 19 in L"inquiétante logique de la "destruction créatrice"" , L. Mauduit. ) ex Marks &Spencer => but "rendre 21 milliards de cash à ses actionnaires" d'ici un an (Le Monde du 18 avril 2001, page 19 in L"inquiétante logique de la "destruction créatrice"" , L. Mauduit. Mais tendance à ce que les actionnaires obtiennent un "revenu minimpum garanti du capital" (Lordon, 2000). Or => exigence très élevé = 15 % de rentabilité sur fonds propres… Mais croissance et hausse productivité pas compatible… => pression sur la part de la VA Ainsi mode de gouvernance a été baisse des coûts "downsizing"..
Bourse et retraite ? Les ménages détiennent actuellement + de 5100 milliards d'actions et obligations dans leur patrimoine. En moyenne 25.000 euros /compte Mais 67 % de l'encours détenu par 12 % des comptes (Banque de France, 2000, n°81).
"Dans le cas français, la concentration de la propriété directe est élevée : pour les 680 entreprises cotées examinées en 1996 dans une étude réalisée par l'INSEE et la Banque de France, la détention moyenne du premier actionnaire s'élève à 56% et à 21% pour le deuxième. Si on prend en considération la struc-ture de groupe qui caractérise l'industrie française, la détention indirecte du plus gros actionnaire est de 32% en moyenne, ce qui reste élevé. Les gros action-naires sont principalement des sociétés industrielles et commerciales ; les entre-prises et fonds étrangers détiennent 30% de la capitalisation, les sociétés-holdings 26%, les actionnaires individuels 16%, les banques 13% et le flottant environ 12%. L'actionnariat salarié, s'il se développe, reste encore très minoritaire en moyenne. Les petits porteurs ne semblent pas s'intéresser à la vie de l'entreprise : moins de 10% d'entre eux assistent aux assemblées générales et plus de la moitié ne votent jamais. Cette attitude est tout à fait prévisible : le coût d'une participa-tion active dépasse les bénéfices attendus qui sont roportionnels à la parti-cipation dans le capital de la société." (nous soulignons) Source : site COB ; ACTIVISME DES ACTIONNAIRES : LE CAS PARTICULIER DES FONDS DE PENSION 1 Étude réalisée par Patricia Charléty, membre du Conseil Scientifique de la COB Professeur d’économie à l’ESSEC - Chercheur au CREST Présentation du 16 novembre 2000.
=> Vers les fonds de pension ? Nikonoff souligne qu'ils existent déjà : FONPEL pour les mairs (1993) ; COREVA pour les exploitants agricoles + CREF, PREFON etc…
Au total : développement Bourse nouvel élément de la structure économique qui se met en place = "Le capitalisme patrimonial". Avant après guerre => tendance à l'inflation ie hausse des prix Aujourd'hui => fin de l'inflation + inflation des cours boursiers Mais pbs :
- les stocks-options nouveax modes de rémunérations des …cadres => implication sociales : montée puissance certains acteurs : réclame plus de rentabilité = norme de 15 % or chez M & Spencer = 7 % ; Danone = 10 % Conclusion Plus de bourse moins de dette ? Non car moyens de baisser le nombre d'actions = développer le financement par le crédit ! Aux EU (pays qui peut donner image de ce qui npeut nous attendre (Lordon) ) => actions ne contribuent plus au fi de l'éco ! Car rachat des actions par les entreprises… Alors …vers un baisse du rôle de la Bourse ? Pas évident / au financement de l'Etat. Mais pour les entreprises possibilité retour à l'emprunt car moins cher Vers un krach ? Gros pbs au Japon avec des créances irrécouvrables…=> plan de l'Etat = risque de faillites de 19 banques (Charlie hebdo, Oncle Bernard, Bulles : bourse ou immobilier ? , 28 mars 2001) + vente de titres effet richesse => si baisse des cours => ventes notamment sur Nasdaq . Effet boule de neige sur les fonds USA autre pb = logement si éclatement bulle immo aux USA situation US rejoint situation Japon : 67 % des américains possèdent leur logement donbt la valeur a augmenté de 25 ans en 7 ans (Oncle Bernard, in Charlie). En France ½ patrimoine en logement = ½ de leur patrimoine (12000 milliards sur 30.000 au total) contre + 15 % en actions et obligations (+5.000 milliards de francs). Vers plus de régulation ? "Marché" étrange quand pb répond par plus de marché ! Mais peut être plus d'auto-régulation + intervention de l'Etat avec nouveau rôles = surveillant des marchés qui l'a contribué à créer Ou encouragement vers fonds de pension et autre épargne salariale ! Une solution : l'éthique ? fonds d' investissement avec considération éthique ; environnementale ; sociale…
+Aglietta avec nouveau rôle pour les syndicats (voir postface à Régulationb et crise du capitalisme, 1997, odile jacob) => développement d'un actionnariat salarié par interméidiare syndicat pour modifier gouvernanac d'entreprise (page 463) Bibliographie Ouvrages : Artus P. (2001) La nouvelle économie ; la découverte. Cahiers Français (1996) La Bourse ; n°277, juillet-sept ; Lordon F. (2000) Fonds de pension, piège à cons ? ; Raison d'agir. Rosier B. (2000) Les théories des crises économiques ; la découverte Articles : Banque de France (2000) Le patrimoine en valeurs mobilières des personnes physiques à fin décembre 1999, Bulletin de la Banque de France, n° 81. L'Expansion (2001) Au secours la bourse est devenue folle ; n°642, 29 mars au 11 avril 2001. J. P. Betbèze (2001) Finance et activité ; le Monde du 18 avril 2001, page VI. Joshua I. (2001) Dans l'ombre de 1929 ; Le Monde 10 avril 2001 page 15. Mauduit L. (2001) L'inquiétante logique de la "destruction créatrice ; Le Monde du 18 avril 2001, page 19 Oncle Bernard (2000) Bulles. La Bourse c'est le Titanic ; Charlie Hebdo, n°427, 23 août 2000. Oncle Bernard (2001) Bulles : bourse ou immobilier ? ; Charlie Hebdo, 28 mars 2001) Internet : INSEE : www.insee.fr COB : www.cob.fr Euronext : www.euronext.fr Banque de France : www.banque-france.fr (?) |
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