Le département de l’Aveyron
est une terre de lutte et de revendication. À
toutes les époques, des femmes et des hommes se
sont élevés contre les injustices.
Aujourd’hui, la lutte s’organise
autour de l’association attac.
Nous sommes un contre-pouvoir non
violent d’éducation populaire. Plus nous
serons nombreux, plus nous pourrons faire pression sur
les puissances politiques et financières de ce
monde.
Celui
qui veut faire quelque chose trouve un
moyen
Celui qui ne veut rien
faire trouve une excuse.
Du processus de
Bologne à la L.R.U.,
une catastrophe
annoncée
Tout ce que vous avez
toujours voulu savoir sur les relations entre lEurope,
lERT, lOCDE, lOMC, le processus de
Bologne, la stratégie de Lisbonne et la
marchandisation de la connaissance à
léchelle européenne et
mondiale...
le groupe sest
spécialisé dans le ciné club !
Plusieurs séances ont attiré un
public très intéressé à
la MJC. La fréquence des séances est
denviron un mois et demi.
L'argent-dette : Guy HOLSTEIN a animé
à Millau une projection-débat
à partir de ce DVD
-mardi 2 juin:projection du
film:"let's make money " de Erwin
Wagenhofer
-mercredi 3
juin:conférence de Mr Mignard prof
d'économie au Mirail,auteur du livre:"manuel
d'économie à l'usage de celles et
ceux qui n'y comprennent rien"
Bilan de la projection du film Chomsky & Cie
à Réquista
50 personnes présentes;
Pas d'intervenant extérieur pour animer le
débat; la discussion qui a suivi la
projection a été
intéressante;
Parmi les questions
posées:
-Comment définir la
liberté d'expression?
'Comment faire émerger
des idées novatrices, par exemple, la
décroissance?
La conclusion qui s'est
imposée: l'alternative à la fabrique
de la conscience par les grands médias,
passe par les rencontres, les débats, les
associations...et le recours à
l'histoire.
Plus de 100 personnes ont
assisté à la projection du film
de
JP Jaud "Nos enfants
nous accuseront"
Le débat,animé par
J. Van den Akker de "Nature et progrès", a
permis de comprendre les règles encadrant
l'agriculture biologique, et combien cette
agriculture est source d'espoir pour beaucoup de
consommateurs
Des élus locaux avaient
répondu présent à notre
invitation, mais une expérience comme celle
de Barjac semble difficile à organiser ici
et maintenant
Les représentants des
collectivités territoriales(CG et CR) nous
ont exposé les projets du département
et de la région;Ils ont entendu les attentes
des consommateurs...nous avons pu noter les
differences...
Recherche
adhérents et besoin de coordination.
Sébazac (salle de la Doline),
mardi 24 mars à 20h 30,
conférence-débat autour de la
projection du film de l'ADABIO " Pesticides non
merci ! " organisée par Promessa12
(Promotion de l'Economie Sociale et Solidaire)
5 mars à 20h 15, au cinéma Le
Royal à Rodez,
ciné-
débat, " Homo Toxicus ", documentaire
de Carole Poliquin :
" Serions- nous
en train de franchir la ligne qui sépare le
progrès de l'autodestruction ?
Comment la
recherche du profit à tout prix met en
péril l'humanité. "
26 fév. à 20h 34, à
Clairvaux,
Le Bistrot, les
jeudis en question, café-débat
:
" Comment semer
sans se planter Diversité
potagère ou uniformité industrielle
?
-Le groupe se réunit
toujours les troisième jeudi du mois
CR de la réunion du groupe local de
Villefranche, 18 juin 2009
6 participants, 5 excusés
: Joël, Françoise, Colette, Jackie, et
Marie-Claude (elle est venue un peu avant 9H00, est
montée au 2ème mais n'a pas su nous
trouver)
SEL : Bruno HARDOUIN est venu
exposer son projet de créer un SEL à
Villefranche. Il est aidé par Jean LAGARDE
et cherche 2 ou 3 personnes pour des
réunions préparatoires au projet, et
prêtes à s'y investir.
Bilan de l'année
écoulée : positif. De nombreux
retours encourageants. Beaucoup de monde lors de
certaines soirées. Le 16 mai s'est bien
déroulé et a été
très apprécié, même s'il
y a eu moins de monde que ce que l'on attendait.
Certains journalistes sont très
intéressés.
Bilan sur la participation :
Toujours peu de présents aux réunions
mensuelles. Pourtant on était 15 en
septembre 08. Qu'est-ce qui fait que certaines
personnes ne reviennent pas ? Certaines
attendraient du plus concret, d'autres sont prises
dans d'autres associations.
Comment améliorer :
mettre de la cohérence entre ce que l'on vit
et les idées directrices ? Garder le
même mode de fonctionnement en prenant un
thème transversal permettant de coller
à l'actualité ? Ne pas faire des
conférences débats sans lien entre
elles où les gens viennent seulement quand
ils sont intéressés ?
Voir avec quelles
personnes/associations extérieures on peut
faire des actions ensemble (comme avec la Conf'
pour la soirée Patrick Herman). Demander la
création d'une salle équipée
à 13 Pierres (digne de Villefranche)
à la Communauté de communes
?
Thème retenu pour
2008/2009 : l'argent/ la monnaie. Thème
vaste, difficile parce que les gens ne se rendent
pas compte que ça concerne leur quotidien.
Guy HOLSTEIN est prêt à animer une
soirée-débat avec la projection du
film "L'argent-Dette".
Réunion de
pré-rentrée, en cercle restreint : le
lundi 31 août, 20H30, à la Maison des
Sociétés, afin de préparer la
réunion de rentrée du jeudi 17
septembre.
Toute l'équipe d'ATTAC12
vous souhaite un bon été !
Dans le cadre du festival"de la terre à la
mine" (5ème festival du film rural et
industriel) qui a lieu à Decazeville,
cinéma La Strada, ATTAC12 animera le
débat qui suivra la projection du film "
Let's make money ", le jeudi 25 juin à 20h
45.
«
Travailler autrement, c'est possible
»
Forum social. Il
était organisé sous la halle, par le
groupe d'ATTAC 12.
La survenue au Mexique et aux
Etats-Unis, puis dans d'autres pays, d'une série
de cas de grippe due à un nouveau type de virus,
classé H1N1 "triple reassortants"* a
réactivé l'intérêt du public,
de la presse et des autorités.
Sans nécessairement que la
qualité des informations diffusées
éclaire les citoyens sur la situation.
La dénomination du virus
signifie qu'il peut infecter l'homme, le porc et les
oiseaux. De tels virus, capables de franchir la
barrière d'espèce, existent et sont suivis
aux Etats-Unis depuis 1998. Sans que cela implique un
risque particulier de diffusion massive, PANDEMIQUE, ni
que si une pandémie survient, elle sera
particulièrement mortelle.
La menace d'une pandémie de
grippe sévère est permanente, comme l'est
la menace de toutes les catastrophes naturelles. Nul ne
sait si la mondialisation des échanges provoque un
surcroît de risque. Cependant la diffusion de
l'agent infectieux est vraisemblablement
accélérée par la circulation des
humains, des oiseaux et des porcs vivants.
La réponse la mieux
adaptée à ce risque prévisible est
d'accroître l'efficacité de la seule
prévention qui vaille: la mise au point et la
production rapide et massive d'un vaccin
spécifique, lancée dès le
début de la pandémie.
La possibilité de production de
vaccins dans le monde n'est pas illimitée. Les
capacités des industriels ne sont pas tellement
extensibles. Pour obtenir un vaccin, il faut disposer
d'une grande quantité d'ufs
embryonnés d'une qualité garantie,
nécessitant des élevages certifiés,
dont le nombre est limité. Il y a là un
plafond technique quasi indépassable et un point
de fragilité dans la chaîne de production
car les élevages de poules sont susceptibles
d'être infectés par le virus
grippal.
Il faut donc passer à la
production de vaccin non techniquement plafonnée,
avec une procédure rapide, contrôles
cliniques et biologiques compris. Ceci implique de
résoudre une série de problèmes
technologiques. Le mode actuel de la recherche
pharmaceutique, implique pour chaque firme de prendre un
brevet à chaque étape franchie. Ce qui
compromet, retarde et complique l'ensemble du processus.
Sur un marché concurrentiel, la compétition
entre firmes est génératrice d'obstacles,
dont chacun peut coûter de nombreuses vies. Il
existe une alternative: chaque fois qu'un laboratoire,
public ou privé, universitaire ou industriel,
trouve une brique manquante à l'édifice,
elle doit aussitôt la mettre librement à la
disposition de tous les autres chercheurs et producteurs
de vaccins. Ce qui devient possible si on interdit de
breveter les produits et procédés
nécessaires à la prévention et au
traitement de la grippe pandémique ou si on leur
applique d'emblée le régime de la licence
libre (General Public License).
Aujourd'hui la situation est
bloquée. Les mesures d'urgence prises après
le déclenchement de la pandémie n'auront
que peu d'effet. La coopération nécessaire
ou la procédure de licence obligatoire impliquent
des mois de mise en place. Par ailleurs les industriels
ont montré, pour ce qui concerne le sida, combien
les enjeux humains pesaient peu face aux
intérêts financiers.
C'est donc une importante
décision politique à l'échelle
mondiale. La France est particulièrement bien
placée pour lancer cette initiative, car elle est
en pointe dans la production industrielle de vaccin
antigrippal.
Le silence fait autour de cette non
décision témoigne de l'aveuglement ou du
manque de courage des responsables politiques des pays
industrialisés
Jean-Claude Salomon
* Cette désignation indique des
réassortiments antigéniques qui
résultent de réassortiments
génétiques. Ce qui a des
conséquences sur la capacité de
transmission infectieuse entre espèces et sur la
capacité à s'immuniser naturellement lors
de la maladie ou par vaccination
préventive
" La crise ", qu'est-ce que
c'est ?
Une crise
financière
Elle est due à la
dérèglementation totale des marchés
financiers (liberté de circulation des capitaux,
multiplication des crédits à hauts risques
pour plus de profits pour les financiers
spéculateurs, recul des contrôles ) et
à la montée en puissance du pouvoir des
actionnaires dans le fonctionnement des
entreprises.
Les pays du Sud subissent depuis de
nombreuses années la violence des politiques
imposées par les institutions financières
internationales. Plusieurs crises financières ont
eu lieu : Mexique en 1994, Asie en1997, Argentine en
2001, éclatement de la bulle Internet en
2001.
Mais la crise qui sévit depuis
2007 est d'une ampleur inédite. Ce n'est pas une
crise
passagère comme les
précédentes, mais une crise du coeur du
système capitaliste, la plus grave depuis 80 ans
parce que la financiarisation s'est nourrie de la
dévalorisation du travail.
Une crise sociale
La mondialisation
libérale a déjà eu des
conséquences sociales dramatiques :
-dégradation de la part des
salaires dans la richesse produite au profit des
actionnaires (alors que la productivité du travail
a fortement augmenté) :
en France, environ 10% de la richesse
produite est passée du travail au capital au cours
des 25 dernières années soit entre 170 et
180 milliards d'euros par an !
-précarisation des
salariés et augmentation du chômage de masse
;
-restriction de la protection sociale
(assurance maladie, retraites) et casse des services
publics dans des pays comme la France ;
-explosion des
inégalités ;
-recul de l'accès aux droits
fondamentaux dans les pays du Sud (à
l'alimentation, à la santé, à
l'éducation...).
Aujourd'hui, ce sont encore les
mêmes populations qui vont subir les
conséquences d'une crise qui n'est pas de leur
fait.
Une crise
écologique
Nous consommons chaque
année bien plus de ressources que la
planète peut en fournir.
Cette pression génère la
pollution des sols et l'effondrement de la
biodiversité, la dégradation de la
qualité de l'air, des pénuries d'eau,
l'épuisement des ressources fossiles et le
réchauffement climatique.
La crise écologique ne peut
être résolue qu'en remettant radicalement en
cause notre système de production et de
consommation. Il faut rompre avec le productivisme,
modèle qui privilégie la fabrication de
besoins inutiles au détriment de la satisfaction
des besoins fondamentaux pour tous.
Une crise alimentaire
Elle intervient dans un contexte
de dérégulation agricole au
détriment des pays du Sud qui ont perdu le
contrôle des prix de leurs ressources et ont
dû sacrifier les cultures vivrières au
profit des cultures d'exportation.
Elle a été
aggravée par la spéculation qui,
après l'effondrement des titres sur l'immobilier,
s'est reportée sur les céréales :
blé, riz, maïs Elle s'est traduite par
une flambée des prix suivie d'une tout aussi
brutale chute des cours fin 2008-début 2009 qui
fragilise les petits producteurs. Rappelons qu'un
milliard d'hommes, dans le monde, souffre de la faim
!
Quelles réponses ? Des
gouvernements ? Et du G20 ?
Ils ont mis en place des plans
de relance qui visent pour l'essentiel :
-à sauver les banquiers de la
faillite en faisant payer leurs dettes par les citoyens
;
-à favoriser les très
grandes entreprises, sous couvert de " relance ", et,
parfois, à dégager quelques modestes moyens
pour aider la consommation des ménages.
Au total, ce sont des centaines de
milliards de dollars, d'euros qui ont
été injectés dans l'économie
depuis 2007, et des milliers de milliards de dettes
pourries des établissements financiers qui ont
été garanties par les
États.
Parallèlement, les vingt
premières puissances économiques se sont
réunies au sein du G20 (90% de la richesse aux
mains de 20 pays sur 192 !) pour discuter des
réformes des marchés financiers.
La 1e déclaration a
montré que ces réunions n'ont pour seul but
que de sauver le système, en imposant un peu plus
de " transparence " dans les marchés
financiers.
La 2e déclaration (2 avril 09)
confirme largement la précédente,
contrairement à ce qu'en disent les médias
dominants :
analyse d'Attac France : " G20 :
beaucoup de bruit pour pas grand chose " (2 avril
09):
-aucun frein à la circulation
des capitaux et même, encouragement à la
liberté des marchés ;
-le G20 n'envisage pas d'interdire
véritablement les paradis fiscaux et judiciaires
puisque les principaux d'entre eux, à commencer
par la City de Londres, poursuivront leurs pratiques
;
-le G20 décide de conforter le
FMI, responsable de la domination du dollar et de
l'étranglement financier des pays du
Sud
Est-ce que ça
suffit?
Non, car ces réponses ne
s'attaquent pas au coeur du problème, c'est
à dire à la
concentration des richesses entre
quelques mains, à l'explosion des
inégalités et à la domination des
marchés financiers sur l'ensemble de nos
sociétés.
Ainsi, le G20, directoire
autoproclamé du monde nie la gravité de la
crise.
Par ailleurs, les décisions ne
tiennent aucun compte de l'urgence écologique et
de la nécessite de convertir nos
sociétés à des modes de vie
soutenables et donc d'en finir avec une recherche de la
croissance à tout prix. Par exemple, l'essentiel
du plan de relance français est consacré
à sauver des entreprises automobiles et à
construire des routes et des autoroutes alors que
l'urgence écologique devrait conduire à
développer les transports en commun.
Enfin elles ne tiennent pas non plus
compte de l'urgence à refonder les rapports entre
les pays occidentaux et les pays en voie de
développement. Le symbole en est les
réunions du G20, qui excluent totalement les pays
les plus pauvres de la planète, notamment ceux
d'Afrique.
Mais est ce si étonnant ?
Comment pourrait-on espérer de ceux qui ont
construit ce système à coup de
dérégulations et de privatisations qu'ils
puissent faire autrement ?
Que propose ATTAC ?
De désarmer les
marchés, de remettre l'économie au service
de l'homme sur la base de la coopération (et non
la compétition au moyen de :
-l'interdiction des paradis fiscaux
qui sont parmi les principaux responsables de la crise
;
-la socialisation du secteur bancaire
parce qu'on ne peut pas demander aux citoyens qu'ils
financent le sauvetage des banques pour que cet argent
aille enrichir leurs actionnaires. Cela signifie un
véritable contrôle public des banques
;
-la mise en place de taxes globales
sur les transactions financières, sur les profits
des multinationales et sur les activités
polluantes (rejets de gaz à effet de serre,
déchets nucléaires). Ces nouvelles
ressources permettront de financer la préservation
et le développement de biens publics mondiaux :
accès à l'eau, à l'éducation,
à la santé, lutte contre le
réchauffement climatique, sauvegarde de
l'environnement
-Plafonnement des hauts revenus,
redistribution des richesses
La FNSEA et les Chambres
d'Agriculture demandent la fermeture et la condamnation
du site internet satirique LA
FERME EN VRILLE (qui parodiait
La Ferme en Ville) qui dénonce leurs politiques
visant à imposer une agriculture industrielle,
productiviste, intensive, les OGM, les pesticides, le
toujours plus d'engrais chimiques et d'irrigation, les
agro-carburants, le hors sol et la disparition des
petites exploitations agricoles.
Le site est assigné en
référé au Tribunal de Bayonne ce
mercredi 15 avril à 9H30 ! La résistance
s'organise. Toute l'information sur le procès de
la
ferme en ville est sur le
site. L'objectif est double : faire échec à
cette tentative d'attenter à la liberté
d'expression et dénoncer encore plus fort la
responsabilité de la FNSEA et des Chambres
d'agriculture qu'elle gère dans la malbouffe, le
saccage écologique et la mort des petits paysans.
Aidez nous à faire que cette tentative liberticide
se retourne contre eux ! NO PASARAN ! Rendez-vous sur le
site du procès de la
ferme en ville "
Un service public de la
recherche pour faire danser les anges
" Les grands de la terre "
enivrés de pouvoir, qui n'ont d'autre projet que
de " remplir le ciel de tonnerres, rien que de tonnerres,
l'homme, l'homme vaniteux, drapé dans sa petite et
brève autorité, connaissant le moins bien
ce dont il est le mieux assuré, sa fragile
essence, il s'efforce, comme un singe en colère,
à faire à la face du ciel des farces
grotesques qui font pleurer les anges et qui, s'ils
avaient nos ironies, leur donneraient le fou - rire des
mortels "
Qu'on ne s'y trompe pas ces phrases
ont été écrites par Shakespeare pour
décrire les " puissants ", même si c'est
Sarkosy qui les a inspirées à Alain
Trautman de l'association " Sauvons la recherche ", dans
son discours du 22 janvier sur l'avenir de la
recherche.
Ce discours provocateur est la cerise
sur le gâteau,qui vient après plusieurs
projets de réfo
-appel à fonds privés
pour le financement des universités dans le projet
LRU
-démantèlement des
grands centres de recherche,que sont le CNRS ou
l'INRA
-projets de recherche en financement
croisés, public-privé
Très en colère, les
enseignants-chercheurs sont aujourd'hui en grève
totale et illimitée.
Cette réforme de la recherche
concerne le paysan et influencera demain son travail et
sa place dans la société;Il ne fait pas de
doute que le fil conducteur de ces diverses
réformes sont guidées par l'envie de faire
financer la recherche par des firmes
privées:
Alors, la recherche sera-t-elle
agronomique ou chimique? Comment pourra-t-on tester de
manière objective les nouvelles
molécules?,quelle place fera-t-on à
l'épidémiologie?
Les investisseurs et
généreux donateurs de nos
universités seront Monsanto, Bayer,....etc; Nous
parlerons brevets, plus-values,
compétitivité...et bien sûr crises,
restructuration, plan de rigueur... et peut-être
renationalisation.
Nous étions en janvier au forum
social de Belem avec via campesina, nous avons compris
que le défit est de nourrir bientôt 9
milliard d'hommes:cette tâche est un service public
universel;
nous avons redit qu'il était
important de préserver la biodiversité:elle
constitue un bien public mondial.
Nous savons que les fonds
nécessaires pour répondre à ces
exigences doivent être trouvés dans des
taxes globales:taxe carbone,mais pourquoi pas taxe
pesticide,taxe monoculture..
Nous pensons que ces programmes
pourraient être gérés par des agences
de l'ONU,(comme la FAO) enfin démocratique et a
l'écoute des organisations du monde..
Dis-nous, Shakespeare,lequel des deux
projets peut faire danser les anges?
Texte écrit par
J. De Barros pour le journal de la Conf'
Y a pas que chez nous
qu'on s'oppose
En 2004 la conf' (avec ATTAC,le
CCFD...) avait participé à la campagne "
l'Europe plume l'Afrique ";les bas-morceaux de volaille,
non consommés en Europe, se retrouvaient sur les
étals de Douala ou Yaoundé et
précipitaient dans la faillite les élevages
paysans du Cameroun; Cette campagne avait
été un succès puisque le pays avait
consenti à relever ses taxes à
l'importation: les poulets-bicyclette locaux redevenaient
compétitifs, et la notion de souveraineté
alimentaire était mise en avant
Cette campagne avait été
orchestrée sur place par Bernard Njanga,un
syndicaliste paysan qui veut " faire valoir le droit pour
les pays pauvres de se développer,faire avancer la
souveraineté alimentaire et faire avancer la
démocratie ".
Ce même paysan à
montré en 2008 que 60% des aides promises aux
paysans pour cultiver du maïs a fini dans les poches
des notables locaux; il a aussi prouvé que les
tracteurs offerts par l'Inde avaient fini dans les cours
de ministres ou députés...
Pour mettre en lumière cette
corruption, les syndicalistes et militants d'ONG ont
manifesté pacifiquement en Décembre; la
répression a été violente et 5
syndicalistes dont Bernard se retrouvent inculpés
: Ils plaident coupable: " nous avons pris la rue pour
défendre les intérêts collectifs
"
Le procès se tiendra le 13
février,Soutenir ces syndicalistes n'est pas
uniquement le soutien à des paysans camerounais;
c'est aussi le reflet de l'émergence d'une
citoyenne paysanne internationale,l'avancée de la
notion de souveraineté alimentaire ...la recherche
d'un autre monde possible
Pour Bernard " il n'y a pas de
révolution économique qui ne commence par
une révolution des esprits ".
Un projet de location foncière
s'effondre suite à des accusations de "
néo-colonialisme "
Dans le numéro de
décembre nous parlions du grand jeu de monopoly
auquel se livrent les grandes firmes pour se partager les
terres arables de la planète.
Le plus important des projets
était celui signé entre Daewoo logistics
filiale du groupe sud-coréen Daewoo et le
gouvernement malgache, le 17 novembre 2008:Un accord de
location, pour 99 ans, de 1,3 million d'hectares de
terres (à peu de choses près, la
moitié de la superficie de la Belgique). Dans
l'ouest de l'île, on produira du maïs (4
millions de tonnes par an). Dans le nord-est, de l'huile
de palme (500.000 tonnes). L'essentiel de la production,
qui devrait être assurée par une
main-d'uvre originaire d'Afrique du Sud, est
destinée à la Corée du Sud,
très dépendante de ses importations en
maïs. Montant de l'investissement de Daewoo sur les
25 prochaines années, selon le Financial Times :
4,8 milliards d'euros.
Cette information a été
reprise par de nombreux médias dans le monde;Des
organisations paysannes se sont saisies de ce
problème;aujourd'hui des réactions nous
parviennent
"Nous avons des soucis avec le
gouvernement de Madagascar. Le projet avançait,
mais il a été soudainement stoppé
à cause des reportages des médias. Ceux-ci
ont mis très en colère les habitants
malgaches, car il se sont sentis honteux de faire partie
de ce qu'ils appellent un système
néo-colonial"a dit Shin Dong-huyn, directeur
général des projets et des finances de la
compagnie Daewoe Logistics
le terme " d'affaires de type
néocolonialiste " étant prononcé par
Mr Jacques Diouf , président de la FAO.
Bien sûr la mobilisation
internationale doit se poursuivre pour éviter que
ne soient signés de tels contrats ,et pour faire
vivre la notion de souveraineté
alimentaire;
On peut malgré tout penser que
les puissants de la planète ,ceux qui
étaient récemment réunis à
Davos,sont bien des descendants de Frankenstein : ils
n'aiment pas être exposés à la
lumière.
Article écrit pour
le journal de la Conf' - par Jacques De Barros
Et si l'Europe bloquait
les OGM ! Appel à
soutien de la démarche.
Pour une fois que l'on peut
soutenir une décision européenne autant en
profiter, à vous de choisir !
Si vous vous sentez concernés
voici une info à diffuser largement !
Paris, France, Fin octobre, le
Commissaire européen à l'Environnement,
Stavros Dimas, s'est courageusement opposé aux
grandes compagnies de l'agrobusiness en proposant
l'interdiction de la culture de deux maïs OGM (le
Bt11 et le 1507) développés par les firmes
Syngenta et Pioneer/Dow.
Des scientifiques ont en effet
démontré que la culture de ces OGM
censés combattre des insectes nuisibles au
maïs pouvait provoquer des conséquences
graves, notamment sur des insectes non nuisibles du
maïs, comme le papillon monarque ou sur des
"organismes non ciblés" comme des oiseaux.
Récemment, il a également été
prouvé que les écosystèmes
aquatiques pouvaient aussi être
affectés.
Si la proposition de Dimas
était adoptée, il s'agirait d'un
véritable tournant. Très favorable aux OGM,
la Commission a jusqu'à présent toujours
donné son feu vert aux demandes d'autorisation
d'OGM, et les autres Commissaires européens, par
peur de froisser les puissants intérêts
pro-OGM, notamment américains, risquent de
s'opposer à l'initiative courageuse de Stavros
Dimas. Mais celui-ci vient de confirmer publiquement sa
position. " Le risque est trop élevé pour
l'environnement selon plusieurs études
scientifiques récentes, a indiqué M. Dimas
à Bruxelles le 22 novembre. J'envisage de donner
un avis négatif pour la demande d'autorisation.
"
Il faut absolument soutenir la
position prise par Stravros Dimas, qui, si elle est
adoptée par la Commission européenne, sera
le premier rejet d'OGM dans l'histoire de la Commission
européenne et représentera un pas
décisif pour une Europe sans OGM. Une mobilisation
massive est nécessaire pour cette
opportunité historique !
Cap sur les 100 000 signatures ! Le
plus grand nombre possible d'Européens doivent
interpeller la Commission européenne pour que la
santé publique et l'environnement priment sur les
intérêts de quelques multinationales et que
les maïs Bt11 et 1507 ne soient pas
autorisés.
Signez et faites signer la
pétition à destination de Manuel Barroso,
Président de la Commission européenne, et
aux Commissaires Dimas, Kyprianou (consommateurs),
Fischer-Boel (agriculture) et Barrot (transports). Plus
de 75 000 européens l'ont déjà
signée en quelques semaines, dont 10 000 en
France...
La pétition française
s'adresse également à Jacques Barrot,
Commissaire européen aux transports, car il votera
également sur la proposition de Stravros Dimas et
doit tenir compte de l'avis des citoyens français
et de la nouvelle ligne politique française sur
les OGM à l'issue du Grenelle de
l'environnement.
et transmettez-la à votre
réseau de connaissances ! - Merci !
pendant la tempête,
personne ne remarque le tsunami
Article sur
une nouvelle forme de colonialisme écrit par
Jacques De Barros pour le journal de la Confdont le
contenu ne peut quintéresser les gens
solidaires
Les deux grandes crises mondiales qui
se sont déclenchées au cours des 15
derniers mois (la crise alimentaire mondiale et la crise
financière) ont donné naissance à
une tendance préoccupante consistant à
acheter des terres pour externaliser la production
alimentaire. Il existe deux stratégies
parallèles qui animent deux types
daccapareurs de terres.
La première voie est celle
menée par un certain nombre de pays qui veulent
assurer leur sécurité alimentaire alors
quils ont des liquidités à placer:
ils lenvisagent comme une stratégie à
long terme pour assurer lalimentation de leurs
populations à bon marché.
La seconde voie est celle menée
par toutes sortes dacteurs des secteurs de la
finance et de lagro-alimentaire (fonds de pension,
fonds d'investissement, compagnie d'assurance...) qui se
tournent vers le foncier, à la fois pour la
production alimentaire et celle des biocarburants
Mais il ne faut pas se laisser
abuser,les buts recherchés sont les
mêmes:accaparer les terres pour en tirer des
profits privés
la chine, les pays
pétroliers et les autres
La Chine est aujourd'hui encore en
autosuffisance alimentaire. Toutefois, sa population est
immense, ses terres agricoles disparaissent avec le
développement industriel, et avec des
réserves de devises étrangères de 1
800 milliards de dollars US, la Chine a suffisamment
dargent sous la main pour investir dans sa propre
sécurité alimentaire à
létranger; Pékin a d'ailleurs
commencé à externaliser progressivement une
partie de sa production alimentaire bien avant que la
crise alimentaire néclate en 2007. Au
Kazakhstan(7000ha) au Laos(100 000ha) en passant par les
Philippines(1 200 000ha)...etc... des entreprises
chinoises louent ou achètent des terres,
créent de grandes exploitations , font venir des
agriculteurs, des chercheurs et vont jusquà
faire le travail de culture. La plus grande partie de
lactivité agricole de la Chine à
létranger est consacrée à la
culture du riz, du soja et du maïs, ainsi
quà des cultures énergétiques
comme la canne à sucre, le manioc ou le
sorgho.
Les pays pétroliers du golfe
constituent un autre exemple d'investisseurs fonciers;
Leur idée est de conclure des accords,
particulièrement dans les pays frères
islamiques, auxquels ils fourniront des capitaux et des
contrats pétroliers en échange de garanties
pour que leurs grandes entreprises puissent avoir
accès à des terres agricoles et
réexporter la production chez eux. Les
États les plus visés sont, de loin, le
Soudan , l'Indonésie(1600000ha) le Pakistan(300
000ha)... et la liste nest pas close.
Même si la Chine et les
États du Golfe sont les acteurs les plus
importants, dautres semploient activement
à trouver des terres agricoles à
létranger, avec une nouvelle impulsion
depuis cette année. Le Japon et la Corée du
Sud, obtiennent déjà 60 % de leur
alimentation à létranger.
Les financiers
La ruée du secteur privé
sur les acquisitions de terres agricoles cette
année a été vertigineuse. La
Deutsche Bank et Goldman Sachs, par exemple, sont en
train de prendre le contrôle du secteur chinois de
lélevage. Morgan Stanley, qui sest
faite renflouée par le trésor
américain(40 000ha en Ukraine); Renaissance
Capital, une société d'investissement russe
(300 000 ha en Ukraine),Daewoo,corée du sud(1 300
000 ha à Madagascar)...etc
« Lastuce ici est de ne pas
se contenter de moissonner des récoltes mais de
moissonner de l'argent. »
Mikhail Orlov ancien directeur
Capital-investissement chez Carlyle et Invesco, septembre
2008
En arrière-plan, la Banque
mondiale et la BERD(banque européenne pour la
reconstruction et le développement), entre autres,
conseillent activement aux gouvernements de modifier les
politiques et les pratiques de propriété
foncière de façon à ce que les
investisseurs étrangers bénéficient
de plus dincitations à des investissements
dans des terres agricoles à
létranger.
Lhorizon de placement dont
parlent les investisseurs est, en moyenne, de 10 ans avec
des taux de rendement annuels prévus de 10
à 40 % en Europe et qui pourraient atteindre 400 %
en Afrique.
Dans les pays ainsi
dépecés
Compte tenu de la crise qui se
poursuit actuellement au Darfour, où le Programme
alimentaire mondial essaie de nourrir 5,6 millions de
réfugiés, il peut sembler fou que des
gouvernements étrangers achètent des terres
agricoles au Soudan pour exporter des denrées
alimentaires à lintention de leurs propres
citoyens. On pourrait dire la même chose du
Cambodge un demi-million de personnes, ont actuellement
une alimentation insuffisante. Les Philippines pourraient
être confrontées à une pénurie
de riz, mais elles pourraient renforcer les stocks des
EAU pour certains produits alimentaires comme les
bananes, les ananas, le blé, les légumes et
dautres articles agricoles
Au Pakistan, des mouvements
dagriculteurs alertent déjà
lopinion sur le sort d'environ 25 000 villages qui
seront amenés à être
déplacés avec l'arrivée des Qataris.
En Indonésie, des militants défendent le
droit des populations papoues sur le domaine de
riziculture de 1,6 millions d'ha prévu pour les
Saoudiens
Pour nous en Aveyron
La SAFER continue à
privilégier ses petits camarades pour l'obtention
de parcelles d'un tiers d'hectare, pendant que d'autres
essayent de grapiner quelques droits à
produire...
Mon voisin n'a pas de repreneur; son
fils vient de réussir son concours d'entrée
chez les CRS; Il y aura du travail pour refouler toute
une horde de sans papiers du Pakistan et du Soudan qui
pensaient pouvoir venir en France manger le riz qui a
été produit sur les terres dont ils ont
étés exclus,mais...ça va pas
être possible!
Et moi j'ai demandé au
père Noël le dernier livre de Jean Ziegler:la
haine de l'occident chez Albin Michel
Rodez, Amphi du Centre Universitaire
Champollion - Avenue de l'Europe
Conférence- débat
Animée par Geneviève Azam
Maître de Conférence en
Sciences Sociales à l'Université Toulouse
II
Membre du Conseil Scientifique
d'ATTAC
La crise financière actuelle
montre l'incapacité du capitalisme à
s'autoréguler et à
s'autolimiter.
Le double défi est aujourd'hui
d'affronter la crise sociale qui s'aggrave(1 milliard
d'affamés dans le monde !) et la crise
écologique qui menace l'existence même des
sociétés humaines.
Des solutions existent, elles sont
conditionnées à une volonté
politique qui fait encore défaut.
A loccasion du passage du
film « Notre pain quotidien » de Nikolaus
Geyrhalter à la salle de cinéma la Strada
de Decazeville, le comité local dATTAC
Aveyron représenté par son
président, a animé un débat sur
« la santé nest pas dans
lassiette ».
Un chiffre devrait nous
émouvoir : en 2004, 76.000 tonnes de pesticides
ont été utilisées pour la production
agricole en France. (2ième mondial derrière
états unis, 10 fois plus à lhectare
que les USA) ==>>
suite
Pouah !" lâche le docteur
Laurent Chevallier en parcourant les rayons du
supermarché. Ce nutritionniste, qui vient de
publier Impostures et vérités sur les
aliments (Fayard), a accepté de nous aider
à remplir notre chariot en déjouant les
pièges de la malbouffe. Objectif : santé.
Il ne s'agit pas seulement de manger moins gras, moins
sucré, moins salé, mais aussi de limiter la
chimie dans notre assiette. Car, à moins de
connaître par coeur les "apports nutritionnels
journaliers recommandés" et de comprendre le nom
de toutes les substances ajoutées dans les
denrées transformées, décrypter la
liste des ingrédients qui figurent sur les
étiquettes ressemble à une gageure.
Arômes, colorants (E100 à
E180), conservateurs (E200 à E297),
émulsifiants, épaississants, texturants
(E400 à E495), exhausteurs de goût (E620
à E650), agents d'enrobage, édulcorants,
stabilisants, pesticides... L'accumulation et
l'association de tous ces additifs ont fini par
créer, selon le nutritionniste, "des risques non
maîtrisés sur la santé". Les enfants
s'habituent au goût chimique des aliments, le tout
sur fond de progression constante de
l'obésité, du diabète et des
maladies cardio-vasculaires. "Notre alimentation s'est
plus transformée ces quarante dernières
années qu'en vingt siècles", résume
le docteur Chevallier. Jamais l'offre alimentaire n'a
été aussi riche, la conservation des
aliments aussi sûre, jamais les emballages n'ont
affiché autant d'allégations "santé"
("riche en fer, en calcium", "pauvre en matières
grasses", "bon pour la croissance") mais jamais la
médecine et le grand public ne se sont autant
interrogés sur le contenu de nos
assiettes.
DÉSESPOIR AU RAYON
PETIT-DÉJEUNER
Au rayon des snacks pour
l'apéritif, le médecin passe son chemin.
"36 grammes de lipides pour 100 grammes",
résume-t-il en montrant une boîte de petits
fours au gouda et en fuyant les étagères de
chips. Que faut-il prendre ? "Raisins de Corinthe,
olives, noix ou petites tomates", conseille-t-il. Au
rayon épicerie, seules les huiles de colza, de
noix et d'olive extra-vierges trouvent grâce
à ses yeux ainsi que les boîtes de tomates
entières pelées. Pas question d'opter pour
des sauces prêtes à l'emploi, de la
purée en sachet ou des mayonnaises
allégées. Quant aux soupes industrielles,
"bien regarder le taux de lipides".
Au rayon petit-déjeuner,
désespoir : les interminables rangées de
céréales sucrées,
chocolatées, bourrées d'arômes et de
sirop de glucose (ou pire : de glucose-fructose) posent,
selon lui, "un vrai problème". Quant aux biscuits
et viennoiseries industriels, "la liste des
ingrédients est beaucoup trop longue pour ne pas
être suspecte". Zoom sur un paquet de "brioche
tranchée", où l'on explique que les
céréales, "dont les brioches", sont la base
indispensable de l'alimentation. Commentaire du
médecin : "Il est bien indiqué qu'il y a 54
% de farine, mais lorsqu'il s'agit du sirop de glucose,
des émulsifiants, des arômes et des
colorants, les proportions ne sont plus
affichées."
Dans les linéaires de produits
frais, le tri est vite fait. Les nuggets et autres
"grignotes" de poulet, les bâtonnets de crabe (sans
crabe) et les saucisses faussement "100 % pur porc" lui
"foutent les jetons" : on ne sait plus ce que l'on mange.
Devant l'interminable rayon de yaourts, desserts
lactés et margarines, le nutritionniste est
radical. Rien de mieux qu'un yaourt nature que l'on
aromatisera soi-même. Quant aux margarines, pas la
peine de se ruiner dans la "pro-active" à 6 euros
: le beurre ou la margarine de base à 2 euros
feront largement l'affaire.
Rien ne sert non plus d'espérer
affiner sa ligne en choisissant des produits "light".
Proposés depuis les années 1980, les
produits allégés en sucre ou en
matière grasse agiraient comme "des leurres pour
le cerveau". "Ils perturbent le contrôle de la
faim, peuvent renforcer l'appétit pour le
sucré et finalement entraîner une
surconsommation alimentaire compensatrice", explique le
docteur Chevallier. Bref, pour sa santé, mais
aussi pour le porte-monnaie - l'"allégé"
est souvent plus cher que l'"original" -, autant
mélanger un peu d'eau dans sa vinaigrette si on
veut vraiment la rendre plus
légère.
En somme, il faudrait
"réorienter son alimentation". D'abord, fuir les
produits à l'interminable liste
d'ingrédients. Ensuite, limiter sa consommation
d'aliments transformés : presser ses oranges le
matin, aromatiser son yaourt avec une confiture maison,
prendre une boîte de tomates entières
pelées pour assaisonner ses pâtes
plutôt qu'une sauce industrielle bourrée de
lipides. Pour les enfants, donner du pain et du chocolat,
plus une compote maison pour le goûter, de la
viande et du poisson plutôt qu'un "cordon bleu
pané", augmenter sa ration quotidienne de fruits
et légumes, etc.
Les enfants élevés aux
céréales le matin, aux nuggets à
midi, aux biscuits fourrés à 4 heures et
aux chips et boissons sucrées gazeuses devant la
télé seraient les malades de demain. Pour
l'heure, certains additifs alimentaires comme les
colorants artificiels sont accusés, selon une
étude britannique publiée en septembre dans
The Lancet, de favoriser l'hyperactivité
infantile.
Et ne dites pas au docteur Chevallier
que ses recettes coûtent cher. Même en termes
de pouvoir d'achat, le consommateur aurait tout à
gagner à limiter l'alimentation
"complexifiée" et "suremballée". "Que ta
nourriture soit ton premier médicament", disait
Hippocrate, père de la médecine moderne.
Cette phrase n'a pas pris une ride.
Sandrine Blanchard. Article paru
dans l'édition du Monde du 23.01.08.
Impatience face au
manque de volonté politique des
Etats
En cette
année du 60ème anniversaire de la
Déclaration universelle des droits de
lhomme, Amnesty International constate que
les dirigeants mondiaux nont pas su tenir les
promesses contenues dans ce texte
fondamental.
Si les
progrès en termes de normes internationales
sont indéniables, les intérêts
politiques des Etats ont pris le pas sur le respect
des droits des personnes placées sous leur
responsabilité.
Aussi,
lannée 2007 est marquée par la
montée des revendications citoyennes et par
lapparition dun type de contestation
inhabituelle.
Amnesty
International demande aux dirigeants de
reconnaître ces manquements aux droits
humains et dassumer pleinement leurs
responsabilités.
Le Rapport 2008
dAmnesty International est un document
très complet qui fournit une vue
densemble sur la situation des droits humains
dans le monde.
Couvrant plus de
150 pays, ce rapport de 400 pages présente
des informations sur les atteintes aux droits
humains relevant du mandat dAmnesty
International qui ont été commises en
2007.
Il rend
également compte des activités
menées par lorganisation tout au long
de cette période pour promouvoir le respect
des droits fondamentaux de la personne et lutter
contre les atteintes spécifiques à
ces droits.
La politique de
la peur a dominé l'année 2006. Des
dirigeants sans principes ont
délibérément manipulé les
inquiétudes pour susciter des divisions,
réprimer l'opposition et éviter d'avoir
à rendre des comptes. Des gouvernements ont
entretenu un climat d'intolérance propice aux
conflits et aux exactions, créant un
véritable espace de non-droit que des entreprises
et des groupes armés ont exploité à
leurs propres fins.
Le Rapport 2007
d'Amnesty International rend compte de la situation des
droits humains dans 153 pays et territoires en 2006. Il
donne à voir un monde ravagé par les
conflits armés, la répression et la
discrimination, où des femmes sont
perpétuellement exposées à la
violence et où des populations entières
affrontent la pauvreté et l'exclusion sociale. Il
salue par ailleurs les succès majeurs de militants
qui, partout, luttent contre ces violences et contre
l'impunité.
Le mouvement de
défense des droits humains dresse un rempart
contre la peur. Il prône l'unité face
à la division, la solidarité face aux
intérêts égoïstes, et
l'espérance face au désespoir. Il se fonde
sur l'engagement et la collaboration de personnes issues
de différentes cultures, religions ou convictions,
mais que rassemblent la certitude que toute solution
pérenne doit s'ancrer solidement dans les droits
humains et leur détermination à
défendre ces droits pour tous.
Attac France apporte son total soutien au
journaliste et écrivain Denis Robert victime
d’un harcèlement judiciaire (200
visites d’huissiers, 30 procédures
judiciaires en cours). Les travaux de Denis Robert
ont apporté des éclairages importants
sur les paradis fiscaux et les dérives de la
finance internationale, notamment sur le
fonctionnement de la société
Clearstream.
Tout comme certains acteurs
économiques "classiques", les organisations
et les activités criminelles usent et
abusent de la diversité des systèmes
législatifs, réglementaires,
juridiques et judiciaires. Elles peuvent ainsi
prospérer hors les lois communes
réservées aux activités
licites. "La mondialisation crée de
nouvelles possibilités alléchantes,
mais, parmi ceux qui en tirent le meilleur parti et
se montrent les plus entreprenants et les plus
imaginatifs, les malfaiteurs et les criminels du
monde entier figurent en bonne place."
- de nombreuses espèces
animales sont en voie d'extinction ;
- de nombreuses études
confirment les liens entre la croissance de maladies
comme les cancers, les troubles de la reproduction et
l'exposition aux substances chimiques.
Il est inadmissible que nos
élus laissent perdurer une telle situation. Ne
rien faire serait criminel. Leur devoir est de
protéger l'environnement et la santé des
citoyens !
AGCS… Derrière ce
sigle méconnu se cache la disparition progressive
de nos services publics. La ville de Pierre-Bénite
a décidé de porter le débat sur l’espace
public. Explications sur un accord international aux
répercussions directes sur les communes.
L'Accord Général sur le
Commerce des Services (AGCS), négocié au
sein de l’Organisation Mondiale du Commerce,
prévoit la privatisation de la majeure partie des
services publics : la distribution
d'électricité, la poste, les transports
publics, mais aussi la santé et l'éducation
dont l'accès sera ainsi réservé aux
plus favorisés.
Début 2005, La
commune de
Pierre-Bénite s’est
déclarée symboliquement « zone hors
AGCS », à l’instar de plus de 800
autres collectivités en France. La Commune a aussi
décidé de mettre en place une
démarche innovante en informant ses citoyens sur
les dangers que représente l’AGCS.
Association pour la taxation
des transactions pour l'aide aux citoyens
Fondée en 1998, Attac
(Association pour la Taxation des Transactions pour l’Aide
aux Citoyens) promeut et mène des actions de tous
ordres en vue de la reconquête, par les citoyens,
du pouvoir que la sphère financière exerce
sur tous les aspects de la vie politique,
économique, sociale et culturelle dans l’ensemble
du monde.
Mouvement d’éducation
populaire, l’association produit analyses et
expertises, organise des conférences, des
réunions publiques, participe à des
manifestations…
Fin 2004, Attac est présente
dans une cinquantaine de pays ; Attac France compte 30
000 membres dont 1 000 personnes morales et 215
comités locaux. Il existe une coordination d’élus
Attac à l’assemblée nationale, au
sénat et au parlement européen.
Vous adhérez aux
idées d’Attac ? Adhérez en ligne !
ou alors vous pouvez imprimer le
bulletin et le retourner à l’adresse
indiquée. Le comité local le plus proche de
chez vous prendra contact avec vous dès que l’enregistrement
de votre cotisation aura été
effectué. http://www.france.attac.org/a849
Pour tout renseignement,
téléphoner au 01 41 58 17 40
Attac se revendique comme
mouvement d’éducation populaire
tourné vers l’action. Elle prétend,
en effet, que le premier outil pour changer le monde
est le savoir de ses citoyens.
Le savoir s’appuie autant sur
des données de type académique que sur les
luttes militantes. Cette articulation permet de fixer les
hiérarchies et les calendriers indispensables pour
bâtir, avec efficacité, cet autre
monde.
On trouvera dans cette rubrique, en
construction permanente, la plupart des documents
produits par le mouvement Attac, notamment son Conseil
scientifique.
Ceux qui, comme les
nouveaux féodaux, les maîtres de l'empire de la
honte, leurs généraux, leurs propagandistes et
leurs laquais se réclament de la toute puissance du
marché, nient les normes civilisatrices nées
des lumières.
"L'opinion est
fondée sur l'ignorance et l'ignorance favorise
extrêmement le despotisme."
Informer, rendre
transparentes les pratiques des maîtres est la
tâche première de l'intellectuel.
Les
vampires craignent comme la peste la lumière du
jour.
Si nous sommes
sérieux, nous nous renseignerons sur ce qu'ils font,
sans prêter grande attention à ce qu'ils
disent.
Périclès
a dit:
«
Nous sommes les seuls à penser qu'un homme ne se
mêlant pas de politique mérite de passer, non
pour un citoyen paisible mais pour un citoyen inutile »
Si nous
réagissons, c'est parce que nous ne voulons pas
être des citoyens inutiles
!
....
attac
%
12
Association
pour la
Taxation
des
Transactions
pour
l'Aide
aux Citoyens