Attac-Rennes solidaire des militants paysans condamnés
Le Groupe local Attac-Rennes appelle tous les citoyens qui le peuvent à participer, nombreux, à la manifestation organisée par la Confédération Paysanne,
mardi 26 novembre 2002 à partir de 15H00 devant la Cité judiciaire à Rennes.
Pas de syndicalistes en prison : Attac dénonce avec force la répression qui frappe 3 syndicalistes paysans, José Bové, René Riesel et Dominique Soulier condamnés à des peines de prison ferme, allant jusqu’à 14 mois, pour avoir arraché des plants OGM, après épuisement de toutes les actions légales. C’est une brutalité insupportable envers une action syndicale de sauvetage du bien commun. Aujourd’hui les autorités françaises s’apprêtent à enfermer des militants pour des actions dont elles ont pourtant reconnu, de fait, le bien-fondé, puisque c’est largement grâce à l’ action de la France que l’Europe a adopté un moratoire sur les OGM le 24 juin 1999. Ces militants syndicalistes n’ont fait, en réalité, que s’ insurger contre une manière forte d’imposer les cultures OGM aux Français qui, tout comme la plupart des peuples d’Europe, les refusent massivement.
La décision scandaleuse de la cour de cassation, intervenant le jour même où dans l’affaire ELF, seules des peines de prison avec sursis sont requises contre des délinquants financiers de haut vol, n’est qu’une étape supplémentaire dans la répression des mouvements sociaux en condamnant les responsables comme des délinquants. Elle est inadmissible. Aucun syndicat, aucune association de citoyens, ne peut tolérer une telle atteinte à la liberté de syndicalistes d’exprimer publiquement et avec force des revendications légitimes. Si on accepte une telle dérive, c’est tout le mouvement social qui, demain, peut se trouver réduit au silence et à l’ inaction.
La seule justice aujourd’hui est leur maintien en liberté. C’est pourquoi Attac se déclare solidaire des militants condamnés, et notamment de José Bové, membre fondateur de l’association. Attac assure la Confédération Paysanne de son soutien et s’associe à toutes les actions qui permettront le maintien en liberté des militants injustement condamnés : manifestations, pétitions, lettres au Président de la République pour que le dernier recours possible, la grâce présidentielle, permette aux syndicalistes de continuer leur combat en toute liberté.
Pour le Conseil d’Administration
Le secrétaire
Gérard Hédé