Dans la rubrique « Y a que les c. qui change pas d’avis » !
Jean-Marc Sylvestre (journaliste de TF1 et chroniqueur économique sur France Inter), intrépide thuriféraire de la pensée ultra-libérale depuis de nombreuse années a eu un très grave ennui de santé durant l’été, qui fort heureusement pour lui se termine bien. Il en revient en miraculé ébloui, et se laisse aller à l’autocritique. Dans un article publié le 25 septembre dans Les Echos "Jusqu’à cet été, je ne connaissais du système de santé français que l’ampleur du déficit de l’assurance-maladie. Depuis, je sais que ce déficit, que j’ai tellement critiqué, m’a sans doute sauvé la vie. [...] Je sais aujourd’hui que, sans ce système de santé français et la capacité d’investigation qu’il donne aux médecins, j’étais mort. Dans une logique purement financière, aucun contrôleur de gestion n’aurait pu accepter de telles dépenses. Le « return » était trop improbable [...] Le système de santé français est formidable ; il faudrait être sûr que tout le monde puisse en bénéficier.[...] "
Nous qui depuis des années refusons la "marchandisation de la santé", saluons cet éloge de la solidarité et des valeurs fondamentales du service public.
Oui aux Services publics Non aux privatisations
Le gouvernement a annoncé une nouvelle vague de privatisations : l’Etat veut ouvrir le capital d’EDF-GDF, accentuer la privatisation d’Air France et se désengager du capital de nombreuses entreprises (La Poste). C’est le renforcement d’une logique purement financière qui tourne le dos aux besoins des populations, aux exigences du développement économique et à la nécessité d’une démocratisation de la vie économique et sociale. Ces dernières années les attaques contre le secteur public se sont multipliées (télécoms, SNCF...), en suivant toujours la même logique : remise en cause des missions de services publics, éclatement des entreprises, ouvertures du capital, filialisations, suppression d’emplois et remise en cause des droits des salariés.
Le gouvernement ne fait qu’appliquer la politique du Medef dont l’objectif est de donner partout l’accès aux investisseurs privés, aux fonds de pension qui exigent la rentabilité immédiate de leurs capitaux, quel qu’en soit le coût pour les entreprises, les salariés et les usagers.
Pourtant l’actualité récente confirme la nocivité de cette logique : multiplicité des accidents ferroviaires en Grande-Bretagne, obligation pour l’Etat de ré-injecter massivement des capitaux dans le rail et l’industrie d’énergie britanniques, fiasco économique et social dans les télécommunications. Les producteurs d’énergie aux USA comme en Europe n’hésitent pas à organiser la pénurie d’électricité pour doper les prix.
Les investisseurs privés ont toujours la même attitude : investir le moins possible au péril de la sécurité, retirer le maximum de profits immédiats, remettre en cause les missions de services publics (fermeture d’agences de proximité, fermeture de lieux de paiement, disponibilité amoindrie, perte de compétence collective.) en se centrant sur les seules activités les plus rentables , et en cas de crise grave, en appeler aux fonds publics, suivant le bon vieux principe « privatiser les profits et socialiser les pertes ».
A cela s’ajoute toujours à terme une hausse des tarifs, la fin de l’égalité de traitement des usagers, des populations entières privées d’accès à des services essentiels (postes, transport,.). Et inévitablement, des suppressions d’emplois, des licenciements, des baisses de rémunération, des filialisations et des délocalisations. Car la règle du jeu est toujours la même : abaisser le coût du travail pour faire s’élever le cours de l’action !
L’exemple de France Télécom : un gâchis boursier ou comment une entreprise florissante, dans un secteur en développement, appréciée du public peut se transformer en quelques années, être menacée dans ses activités, et menacer le service qu’elle rend au public ? La transformation de France Télécom en multinationale, par des rachats à l’étranger, a été la première marche vers la crise. Et l’ouverture du capital, même si l’Etat est resté majoritaire, a permis la pression des marchés financiers. Le cours des actions s’est envolé sans rapport avec la réalité industrielle ; des licences pour les mobiles ont été achetées à des prix faramineux... Aujourd’hui la bourse est retombée, et l’opérateur public en fait les frais comme de très nombreuses entreprises du secteur. Demain pour maintenir le service, il faudra renflouer les caisses, le contribuable devra mettre la main à la poche, alors que tant de fortunes privées se sont déjà faites sur les télécoms !!!
Et ils en rajoutent !!! Malgré ce bilan calamiteux, les gouvernements veulent poursuivre et même accélérer les privatisations et les processus de déréglementation sans prendre en compte ces échecs et sans évaluation réelle. Le gouvernement Raffarin veut privatiser à terme toutes les entreprises publiques intervenant dans un secteur concurrentiel. Dans les premières concernées on trouve notamment EDF-GDF et Air France. Le risque est de voir se produire en France ce qui est arrivé aux Etats-Unis, sans compter les questions liées à la sécurité du nucléaire qui serait ainsi soumise aux exigences de rentabilité du secteur privé. D’autres entreprises sont aussi menacées comme Thalès ou la Snecma. Si celles-ci ne relèvent pas directement de services publics, la pression directe d’intérêts privés sur la production d’armement en fera une question encore plus difficilement maîtrisable, même si les Etats ne sont pas des modèles de vertu en la matière. Et ensuite ce sont la Poste et la SNCF qui pourraient être en totalité ou partiellement concernées demain.
Contre les privatisations, Pour les services publics : Empêcher ces privatisations relève d’un devoir citoyen. L’Union européenne elle-même admet, après des années de bataille, le principe d’une directive-cadre sur les services d’intérêt général. L’idée est encore noyée dans un univers libéral, mais c’est un premier pas dans le sens d’une mise en cause de la domination sans partage des règles de la concurrence. Il est évident que les entreprises publiques comme les services publics, ont besoin de se transformer. Les données technologiques évoluent modifiant les conditions d’exploitation. L’environnement social et institutionnel se transforme laissant apparaître de nouveaux besoins. Les problèmes de financement deviennent aigus. Il faut faire évoluer les entreprises publiques pour qu’elles répondent mieux aux besoins des populations d’aujourd’hui, mais aussi pour qu’elles les anticipent au travers d’une politique de développement et d’investissement. Mais il faut refuser les choix préfabriqués que l’on nous prépare, et élaborer les réponses tous ensemble, usagers particuliers et entreprises, salariés, associations et collectivités publiques. Les questions sont nombreuses. Comment définir la notion de service d’intérêt général dans la diversité des territoires ? Comment permettre la mise en ?uvre de critères publics de gestion prolongeant l’histoire spécifique de chaque service public ? Comment partout démocratiser leur accès comme leur gestion ? Comment organiser leurs coopérations au plan local, national, européen et international ? Comment leur assurer les moyens financiers nécessaires à leur développement notamment au travers d’un pôle public financier ?
Trois Français sur quatre expriment leur attachement aux grands services publics de réseau (énergie, rail, communication). Leur motivation principale est celle de l’égalité de chacun devant le service public. C’est sur cette base qu’il faut faire obstacle à la privatisation et ouvrir d’autres voies d’évolution en France et en Europe qui fassent droits aux attentes des usagers et des salariés des secteurs concernés.
Le 3 octobre, les salariés d’EDF-GDF étaient en grève et dans la rue, comme ceux d’Air France, et ceux d’autres secteurs, SNCF, France Télécom, La Poste...Cette journée doit être le point de départ d’un puissant mouvement de convergence entre les salariés concernés et tous les citoyens pour mettre un coup d’arrêt aux projets de privatisation et interpeller nos « décideurs » (dirigeants d’entreprise, élus.), pour leur rappeler que « les besoins sociaux de la population sont plus légitimes que les exigences des actionnaires ».
Mitsubishi : Silence ! On licencie.
Le 1er octobre dernier, 200 des 1000 salariés touchés par la fermeture de l’usine de Mitsubishi Electric à Etrelles se sont déplacés à Paris. Leur action, noyée dans le flot des plans sociaux annoncés jour après jour, a trouvé peu d’écho dans les médias. Leur matinée a été consacrée à la distribution de tracts appelant au boycott de Mitsubishi sur le stand de la marque au salon de l’automobile. Ils se sont ensuite rendus au siège de l’entreprise à Nanterre où se déroulaient les négociations du plan social. Un comité d’accueil composé de 4 cars de CRS et d’une dizaine de « gros bras » engagés par la Direction les attendaient afin de parer à toute tentative de s’introduire dans le bâtiment. Les 200 personnes présentes se sont employées à montrer leur amertume en « salissant » la façade de l’immeuble à l’aide d’ ?ufs et autres projectiles. Malgré une demande de soutien à l’ensemble des formations politiques de gauche, seule Arlette Laguiller s’est déplacée et a promis d’intervenir au Parlement européen.
La fermeture de ce site de production de téléphones portables (sous marque « Trium ») est révélatrice à la fois du cynisme des grandes multinationales et d’une démission inquiétante de nos hommes politiques.
La délocalisation du site d’Etrelles en Chine n’intervient en effet pas dans le cadre d’une classique réduction des coûts de main d’ ?uvre (ce coût est minime : 7% du coût total d’un téléphone) mais pour 2 raisons essentielles :
Erreurs marketing répétées : des prévisions de vente euphoriques sans la
moindre étude de marché (!), des composants électroniques achetés et des
investissements à l’avenant, un sureffectif permanent de 30% en production,
Stratégie de délocalisation pour pénétrer le marché chinois mais en complet
décalage avec la décision de replis sur la fabrication de mobiles haut de
gamme : l’essentiel du marché mondial est en Europe et aux Etats-Unis, pas
en Chine !
La remontée de l’action en bourse.
Les plans sociaux annoncés jour après jour révèlent donc bien souvent cette vérité crue : les salariés sont de plus en plus considérés comme une simple variable d’ajustement sur laquelle il est finalement assez facile de jouer pour résoudre le moindre problème, la moindre anicroche ou dans le cas de Mitsubishi palier à l’incompétence des dirigeants.
Voilà donc l’épilogue de 10 ans de subventions (11 MF) alors que pour la première année Mitsubishi allait verser la taxe professionnelle. Pierre Méhaignerie en charge de réparer les dégâts ne semble pas pour autant remettre en cause sa politique. Ne souhaitant surtout pas se pencher sur les causes profondes de ce désastre social, il enfourche désormais le cheval de la ré-industrialisation à tout crin, quitte à commettre les mêmes erreurs. Une entreprise américano-chinoise serait actuellement son chouchou, avec pour objectif la création de 80 emplois . La recherche d’entreprises candidates est aussi volontairement sabotée par la Direction de Mitsubishi qui ne souhaite surtout pas qu’un concurrent prenne la place et se limite donc à des discussions avec d’éventuels futurs fournisseurs (qui pour tout dire sont plus intéressés par la reprise du matériel que des salariés).
Les salariés de Mitsubishi ont donc été les premiers à « bénéficier » de la loi de modernisation sociale. Le constat est amer. La procédure prenant plus de temps permet en théorie d’exercer plus de pression sur la Direction mais sans imposer de plan social « minimal », tant sur le plan des indemnités que de la création d’emplois à travers la ré-industrialisation.
Les salariés peuvent alors, comme dans le cas de Mitsubishi, se trouver face à un mur et n’envisager l’avenir qu’avec angoisse.
Grande Tombola contre des timbres
Enfin, nos activités de l’an passé ont gravement touché notre budget : frais des conférenciers, locations de salles, publication massive de tracts à l’occasion du 11 septembre et de l’entre-deux tours,.
Enfin l’édition de la présente lettre d’Attac Rennes (photocopies+timbres+étiquettes) est une de nos principales dépenses. A l’occasion de ce début d’année, pensez si vous détenez une adresse électronique à nous la communiquer afin que nous vous transmettions la lettre par cette voie.
SINON pour ceux qui ne détiennent pas de mails ou préfèrent recevoir la lettre par courrier, envoyez-nous un chèque de 8 euros ou l’équivalent en timbres. N’oubliez pas d’y joindre un petit mot sur lequel vous aurez noté votre nom et votre adresse. VOUS aurez dès lors la chance de participer à la :
GRANDE TOMBOLA d’Attac Rennes.
Lors de la réunion mensuelle de janvier nous procèderons à un tirage au sort parmi toutes les lettres reçues. L’heureux gagnant recevra un livre choisi parmi nos auteurs préférés (Ramonet, Halimi, Salesse .).
NOUVEAUX MEMBRES DU CA D’ATTAC RENNES
Le 12 juin 2002, l’assemblée générale a procédé à l’élection des nouveau membres du CA (mandat de 2 ans).
Ont été élus : Pascal Grimaldi, Mickaël Simon, Eddy Talbot, Mirabelle Le Boulicault, Emmanuel Heydoux, Thomas Boivin, David Mentre, Jean-Pierre Martzloff, Jacques Rioual, José Le Bourhis, Jean Delamare, Martine Cahour.
Ces nouveaux s’ajoutent aux « anciens » : Gérard Hédé, Véronique Cardin, Raymonde Carré, Jean-Pierre Escaffre, Michel Gicquel, Jean-Louis Métivier, Sophie Robert, Albert Loch, Claude Dumont, Sylvain Segal, Jean-Marc Vanhoutte, François Derminon, Valérie Faucheux.
Puis ont été désignés comme président du comité Attac Rennes : Jean-Pierre Escaffre ; et pour une deuxième année consécutive : Gérard Hédé comme secrétaire, et Véronique Cardin, trésorière.
Sur votre Agenda.
Samedi 19 octobre : 15h, place de la Mairie :
manifestation pour la régularisation des sans-papiers et l’abrogation des lois Pasqua-Debré-Chevènement.
Attac est signataire d’un appel unitaire dans le cadre d’un réseau avec le MRAP, Relais étrangers, Sud, CFDT, PC, LCR, Verts.
Mercredi 23 octobre, 20h30 :
conférence-débat au Scaramouche (bar derrière le TNB, rue Duhamel) : à partir d’un documentaire concernant les médias.
Le débat aura pour thème : « Médias, liberté ou manipulation ? ».
Mercredi 23 octobre, 20h30, Rennes II (Amphi Hall B) :
réunion publique de présentation et lancement d’Attac par le groupe Campus, à l’Université Rennes-II (amphi ?)
Mercredi 13 novembre, 20h30 Maison du champ de Mars :
Réunion de lancement du groupe emploi :
Mardi 29 octobre, 20h30 au local FSU, rue du Chardonnet :
réunion du groupe interpellation des élus (campagne OGM et parrainage). Contact : Michel : 02-99-51-99-63
Mardi 26 novembre au TNB :
Le TNB projetera les 2 films de Pierre Carles concernant les médias français et leurs connivences avec les milieux politico-financiers. 19h : Pas Vu Pas pris puis 21h 00 : Enfin pris, suivi d’un débat sur le rôle des médias.
Dans Pas Vu Pas Pris, Pierre CARLES montre comment toutes les T.V. françaises refusent de diffuser un documentaire politiquement incorrect révélant les complicités de certains jounalistes avec les mondes politique et financier. Dans Enfin Pris, Pierre CARLES montre qu’on ne peut exister à la Télé que si l’on accepte de retourner sa veste ou de s’autocensurer. La télévision est un média qui appartient à des groupes financiers ou( je ne dirai pas "ou " car c’est souvent les deux : "et en relation avec le pouvoir...) au pouvoir en place et qui impose ses choix politiques. On peut difficilement dire qu’il aide la démocratie à se développer. (Comment dès lors prétendre qu’il favorise le système démocratique alors qu’ils diffusent les mêmes idées ?) Mais qu’en est il des autres médias ? A quelles règles obéissent-ils ? Peut-on les utiliser sans risques ? Comment les faire bouger ? Voilà des questions qui seront abordées au débat
A NOTER : Le TNB fait profiter aux adhérents d’Attac, sur simple présentation de la carte d’adhérent du tarif réduit lors de la projection de ces deux films
Jeudi 7 novembre, 20h30, Maison du champs de Mars
Réunion publique mensuelle : présentation de nos activités suivi d’un débat.
Michel, membre d’Attac Rennes, candidat au CA d’ATTAC FRANCE
L’assemblée générale annuelle d’Attac a lieue les 30 novembre et 1er décembre prochains à La Rochelle. Conformément aux statuts, cette AG sera l’occasion de renouveler le conseil d’administration national qui contient 30 personnes représentant l’ensemble des adhérents. Ce CA comprend 18 membres du collège des fondateurs et 12 personnes élues directement par les adhérents qui sont appelés membres actifs. Cette élection n’est pas simple car les adhérents vont devoir faire un choix parmi des candidats qu’ils ne connaissent pas en général. Dans ce sens, il a été décidé que les comités locaux regroupés en 6 grandes régions pourraient investir deux candidats sans pour autant empêcher les candidatures individuelles. Dans ce cadre, Michel Gicquel, membre et militant d’Attac Rennes a proposé sa candidature. Il est soutenu par Attac Rennes et il a été investi par les comités locaux du grand ouest sur la base de sa profession de foi que vous trouverez ci- dessous. L’autre candidat investi est une candidate : Marie Lionis, qui a été présidente d’Attac Rouen. Il nous a semblé important qu’il puisse se présenter aux adhérents en lien avec notre comité local
« Il est parfaitement légitime que les candidats au CA national d’Attac fassent connaître leurs motivations. Ce qui paraîtra dans ’’Lignes d’Attac’’ avant l’AG de La Rochelle est trop bref pour satisfaire la demande d’informations des membres d’Attac.
Cela dit, même si le terme est pratique, il ne peut s’agir d’une « profession de foi » au sens traditionnel (politicien ?) du terme. Il me semble préférable de proposer une sorte d’autoportrait militant qui est susceptible d’éclairer les choix éventuels, et ce pour trois raisons :
Un candidat, investi par la CNCL(Conférence national des comités locaux) ou non, ne représente qu’une partie du futur CA national. Il me semble évident que cette structure est un lieu de débat. Partant de là, afficher des propositions préalables achevées suppose que la démarche n’est pas le débat mais un prosélytisme individuel un peu vain.
Etre candidat à ce CA national, pour moi en tous cas, c’est porter les mots et les idées de mon comité local, celui de Rennes, et si possible d’élargir aux comités voisins cette représentation. Nous l’avons commencé à Rennes avec une réunion de divers comités locaux de l’ouest (Dinan, St Malo, Nantes, Caen, Alençon.) mais ceci reste très insuffisant. Il me semble que d’autres régions sont beaucoup plus efficaces de ce point de vue, je pense à la coordination des groupes Attac de la région Midi Pyrénées. C’est donc à construire.
Les grandes orientations d’action d’Attac sont déjà fixées, pour l’année à venir (intervention de B.Cassen à Arles) et par le calendrier désormais habituel : G8 à Evian, par exemple. En outre, les adhérents d’Attac ont dégagé assez de chantiers d’action collectivement, ou vont le faire lors de l’AG de La Rochelle. Je ne crois pas que la profession de foi consiste à dire « je suis candidat parce qu’Attac néglige ça ou ça. ». En revanche, une fois les orientations hiérarchisées, il y a beaucoup à travailler sur leur mise en oeuvre, beaucoup à glaner parmi les pratiques militantes. Il me semble donc que la bonne démarche consiste à accélérer la « mutualisation » de l’action des comités locaux.
L’autoportrait : là encore, le terme est dangereux : la vanité guette au coin de la présentation faussement modeste. Disons donc le « comitélocalportrait » néologisme inélégant mais bon, tant pis. Le comité local de Rennes, qui compte près de 400 adhérents, s’est beaucoup investi sur la question des rapports entre Attac et le politique, à partir d’avril 2000. Nous avions interprété à l’époque comme une dérive inquiétante la création au Conseil Régional de Bretagne d’un groupe Attac d’élus régionaux (PS, PC, Verts, TEAG), d’autant que le CA national avait délégué un de ses membres pour avaliser l’affaire et que nous avions appris cela par la presse locale, alors que nous avions pignon militant sur rue. A partir de là, nous avons créé un groupe « Attac et le politique », dont je fus le référent. Nos réflexions sur ce problème et nos interventions, appuyées par d’autres CL (ex : Attac Isère) débouchèrent sur quelques réalisations : plus de groupes d’élus estampillés Attac indépendants de l’association, mais des élus faisant le choix individuel d’adhérer à Attac, ce qui est très différent. Une motion qui est à l’origine de la naissance de la CNCL lors de l’AG de St Brieuc. Notre groupe Attac et le politique s’est ensuite interrompu, satisfait. Mais cet épisode ayant posé le problème des équilibres entre national et local, il nous a semblé nécessaire et important que le comité local de Rennes présente un candidat au CA national pour les trois années à venir. C’est pour nous une démarche logique.
Reste l’individu candidat. Je m’appelle Michel Gicquel. Membre d’Attac depuis la naissance du groupe de Rennes (1998), je fais aussi partie du CA du comité de Rennes. Cheminot de 1976 à 1987, j’ai repris des études à partir de 1984 (exam. d’entrée à l’université pour les non bacheliers, maîtrise d’histoire grâce à un congé formation.) Depuis je suis prof. d’histoire-géo, dans le public (la précision est utile pour la Bretagne.). Mon adhésion à Attac est liée à une conviction personnelle sur la nature de notre association que je souhaite exposer brièvement, elle me semble être la meilleure profession de foi possible.
J’estime qu’Attac est pour la période actuelle l’équivalent de ce qu’étaient les partis de masse fin XIX-début XX au moment de leur structuration. A savoir la forme d’organisation qui représente le mieux le désir collectif d’action et de réflexion de la société. Nous sommes une des nouvelles formes d’organisation des individus dans une société : notre projet n’est plus messianique, il ne s’agit plus de donner une. réponse globale aux interrogations ni un projet achevé à la société.
Les images sont ce qu’elles sont : je vois Attac comme le trépied et le feu sur lequel repose la marmite de la société ; Le trépied car nous (et d’autres : AC, DAL Greenpeace etc...) constituons par notre engagement citoyen le support indispensable à toute vie démocratique. En fait, une partie du trépied. Le feu parce que notre engagement et notre réflexion sur la cité optimale (idéale c’est trop) font bouillonner la marmite sociale et finiront bien par rendre bonne la soupe qui y mijote. Ce qui fait la qualité du feu c’est la variété du combustible, une des caractéristiques essentielles d’Attac : de l’anthracite très concentré, celui de ceux qui sont parmi nous les plus radicaux, avides d’agir. Mais aussi un combustible de nature différente, qui brûle plus lentement, des adhérents qui ne sont pas militants dans l’âme : prêts à débattre, discuter, réfléchir, s’informer, qui goûtent plus la dimension « éducation populaire » d’Attac que le volet « action ». C’est à la fois notre force et notre spécificité, et nous ne conserverons notre identité si originale qu’en maintenant l’équilibre, l’échange constant entre ces deux pôles, sans déterminer que l’un doive avoir raison par rapport à. l’autre ; Cette analyse est certes manichéenne et il existe entre ces deux ’’pôles’’ une infinité d’individus et de positionnements.
C’est pour cela qu’à Rennes, nous avons pris garde de nous tenir éloignés des partis politiques : notre indépendance est née de la prise de conscience de notre originalité et celle ci n’est constante que si nous préservons cette indépendance.
Naturellement, être au CA, c’est aussi pour proposer divers projets. Le premier est celui de cette mutualisation des actions entreprises localement. L’échelle intermédiaire d’une région me semble constituer pour cela une base raisonnable : il est possible d’établir des contacts, des moments de rencontre et de partage d’expérience et c’est un point sur lequel, d’accord avec Marie Lionis, candidate investie pour le grand ouest par la CNCL, membre d’Attac-Rouen, nous comptons travailler, sans pour cela souhaiter la constitution de bastions régionaux . La participation au CA national nous semble constituer un noeud efficace pour ce type de fonctionnement. Je souhaite par ailleurs, après une série d’échanges avec de nouveaux adhérents lors de l’université d’Arles de cette année, travailler avec eux à la constitution d’une structure d’accueil régionale et annuelle, du type WE qui puisse offrir une réponse concrète aux demandes particulières des nouveaux adhérents, dans la mesure ou la forme de l’U. d’été ne répond pas tout à fait à leurs attentes : éclaircissements de base sur nos analyses, nos types d’actions, habitudes de fonctionnement, etc.Réponse qui pourra s’élaborer après un recensement des demandes et qui devra être offerte par les comités locaux concernés. Cela a en outre l’avantage de nouer des liens entre comités locaux, via ces nouveaux adhérents, jeunes le plus souvent.
Donc être au CA non pas pour imprimer une marque personnelle, mais pour tenter de densifier les liens entre membres d’Attac, de façon à mettre en ?uvre une synergie accrue, à base régionale, d’échelle très abordable. En souhaitant avoir été assez clair,
Michel Gicquel, candidat au CA national d’Attac, investi par le comité local de Rennes et par la CNCL »
Attention Attention Attention Attention Attention Attention Attention Attention Attention
Etes vous à jour de vos cotisations ? Cette question est importante puisque ce n’est qu’à ce titre seulement que vous pourrez voter les propositions de l’AG et élire vos représentants.
Nous rappelons que l’adhésion court du 1er janvier au 31 décembre, et non depuis la date anniversaire de votre adhésion. Si vous souhaitez vous exprimer au sein de l’association, renvoyer d’urgence le « micro bulletin » ci-joint à l’adresse d’Attac Rennes ou à Paris.