Comme d’habitude, une assistance nombreuse à cette réunion mensuelle du jeudi 7 novembre, dont le thème central de débat était le Forum Social Européen de Florence. La réunion a debuté par une présentation du calendrier des actions diverses prévues et une intervention de différentes associations.
Information, Solidarité, Actions : pas de temps mort à Rennes
Exploiter n’est pas jouer : le Collectif35 « De l’Ethique sur l’Etiquette » lance sa campagne sur les jouets qui culminera à Rennes par une série d’actions les samedi 30 novembre et dimanche 1er décembre. Son but est de promouvoir les droits humains au travail : en sensibilisant les consommateurs sur les conditions de travail et en incitant les entreprises à créer un « label social » (respect des droits sociaux fondamentaux). Pour en savoir plus : www.ethique-sur-etiquette.org
Pour la solidarité et la vie, contre la stigmatisation et la discrimination. Dans le cadre des journées mondiales contre le Sida, l’association « Mille Horizons » organise une série d’actions sur Rennes (voir agenda), en particulier l’émission « Regards croisés du Nord au Sud » : pour la 1ère fois, c’est l’Afrique qui parle pour elle-même et se montre face au Sida. Le Sud dit au Nord les effets d’un des fléaux les plus terribles qu’a connu l’humanité ; 20 ans après son apparition, cette pandémie tue chaque jour 10000 personnes dans le monde’ Le Nord se soigne ; le Sud se contamine de plus en plus ? Pour tout contact : Association Mille Horizons, 99 allée Saint-Hélier 35000 RENNES ; 02 23 44 04 73 1000horizons@wanadoo.fr
Collectif anti-guerre sur Rennes : (pour l’instant CGT, PCF, Etincelle, MRAP, LCR, JCR, France-Palestine, TEAG, Verts, Mt pour paix, ...). La prochaine réunion est fixée au lundi 18/11 à 18h30 au local de la fédé du PCF, 30 rue Louis Hemon. Lors de la réunion du 4/11 , il y a eu un débat au sujet de l’appellation de ce collectif qui avait été mis en place il y a un an. "Collectif contre le terrorisme et la logique de guerre pour un monde de justice et de paix". Différentes sensibilités s’expriment selon les participants : -Débat sur positionnement des termes de terrorisme, d’impérialisme... , -débat sur guerre Irak, mais aussi Tchéchénie, Palestine, Afghanistan... est-ce que le collectif se positionne sur tous ces conflits, ou se restreint-il à Irak actuellement Bref : débat en cours sur la vocation et le périmètre de couverture du collectif dans ce contexte 2002. action en cours : projet de lettre en préparation pour aux parlementaires en Ile-Vilaine : pour demander à chacun son positionnement si vote sur éventuelle participation militaire de France si conflit armé en Irak
action envisagée : une conférence-débat sur Rennes avec un intervenant vers début décembre. Envisagé Françis WURTZ, député européen, PCF, président du "groupe gauche unie européenne". Contact en cours et recherche de salle type OSCR , ou MQ Villejean, ou Fac Villejean. Le collectif national prévoit une journée nationale d’action contre la guerre le samedi 14 décembre. Le collectif rennais va réfléchir sur actions locales s’intégrant dans ce cadre.
Quelques nouvelles des groupes de travail d’attac-Rennes
« Attac Campus » : c’est parti, et bien parti, le groupe se structure de plus en plus ! Les compte-rendus des groupes thématiques sont disponibles sur la liste et sur le site. Un groupe s’est constitué pour réaliser un brochure de présentation d’Attac (national, local, campus) et la liste pour la tenue des tables de presse s’organise. Plusieurs idées ont été émises pour les finances (encourager les adhésions bien sûr, mais aussi développer des actions du type vente de café « commerce équitable »’). Attac-Campus participe concrètement aux actions en cours (collectif « Contre la guerre », le FEET ?). Contact : Eddy : 02.99.33.21.58 ou Coline (06 21 80 70 76)
Le groupe « interpellation des élus » se réunit le jeudi 21 novembre à 20H30 à la FSU pour préparer, entre autres, une action au sujet de Mitsubishi. Contact : Claude, 02.99.57.12.86.
Le groupe « eau » se réunit le mercredi 4 décembre à 20H30 à la MCE pour discuter, entre autres, d’une action sur la remunicipalisation de l’eau. Contact : Sophie, 02.23.30.28.24.
A Attac aussi, il faut renouveler son adhésion Même à Attac nous ne devons pas oublier de renouveler notre adhésion : actuellement (après la mise à jour d’octobre) on est seulement à 444 adhésions (renouvellements et adhésions nouvelles) sur un fichier de 883 noms (environ 50% , alors qu’au plan national les renouvellements seuls représentent un taux de 63%). La participation aux actions, c’est essentiel, mais l’adhésion c’est important !
Forum Social Européen : une autre Europe est possible ? contre le néolibéralisme, la guerre et le racisme
Même les organisateurs n’avaient pas imaginé un tel succès. Près de 60 000 personnes, soit 3 fois plus que prévu, ont participé au premier Forum social européen qui s’est tenu à Florence du 7 au 10 novembre. A travers les débats menés dans des salles pleines à craquer ? des jeunes, en majorité ? s’est dessiné plus précisément l’idéal européen que proposent les militants du mouvement contre la mondialisation libérale : une sorte de "modèle en creux" de l’Europe qui se construit aujourd’hui et dans laquelle la conversion au libéralisme économique des gouvernements, de droite comme de gauche, sape les acquis sociaux les uns après les autres. Un processus plus démocratique.
"L’Europe se construit sur un déficit de démocratie sans la participation de ses opinions publiques", a déploré le juriste italien Luigi Ferraioli, en critiquant la démarche de la Convention chargée de formuler le projet de future Constitution européenne. "Notre Forum constitue la première grande discussion de masse sur le processus constituant de l’Europe", a-t-il ajouté. Au final, les revendications privilégient l’adoption d’une Charte des droits sociaux allant au-delà de celle adoptée avec le traité de Nice. Concrètement, elles demandent un alignement par le haut des différents droits européens, "chaque acquis social devant être considéré comme un seuil au-dessous duquel il est interdit de descendre". Au nom de l’universalité des droits inscrite dans la Déclaration des droits de l’homme, les immigrés résidant en Europe devraient pouvoir prétendre au même traitement que les citoyens de l’Union.
La défense du service public et de l’intérêt général.
Le bilan de vingt années de politiques de privatisations menées en Europe, est "catastrophique, que l’on parte d’une situation des services publics dégradée comme le rail britannique ou au contraire satisfaisante comme la Poste suédoise", explique Pierre Khalfa, d’Attac-France. A chaque fois c’est une logique purement financière qui l’emporte, entraînant la fin de l’égalité (géographique et tarifaire) des citoyens et la mise à mal de l’aménagement du territoire. L’Europe économique qui se construit exclusivement sur une généralisation de la concurrence conduit à mettre de côté l’intérêt général. Pour inverser cette logique, il faut soustraire du champ du marché des secteurs comme l’éducation et la santé. Il y a urgence à se mobiliser sur ce thème pour éviter que la négociation au sein de l’OMC, à Genève, d’un accord AGCS sur la libéralisation des services n’aggrave cet état de fait.
Le refus de la précarité.
Le constat est unanime sur l’ensemble du continent : la précarité de l’emploi s’est accrue, faisant grossir une catégorie de citoyens aux trajectoires de plus en plus instables. La révision récente des codes du travail dans plusieurs pays européens dans le sens d’une plus grande flexibilité ainsi que la mise sous conditions de plus en plus restrictives des allocations chômage ont été vivement dénoncées par ceux qui se sont regroupés sous la bannière des "No vox" (les "sans-voix"). Ils réclament l’instauration d’un revenu minimum européen.
Une fiscalité qui taxe davantage le capital.
L’instauration d’une taxe Tobin à l’échelle du continent reste d’actualité mais le combat contre le dumping fiscal auquel se livrent les Etats de l’Union pour attirer capitaux et entreprises fait aussi partie des priorités. Harmonisation de l’impôt sur les sociétés sur un taux plus élevé que la moyenne européenne actuelle, impôt sur la fortune et taxation plus forte des transactions boursières à travers un impôt de Bourse européen sont quelques-unes des idées qui ont été avancées comme pendant à une baisse des impôts indirects (TVA) qui, par définition, touche proportionnellement davantage les faibles revenus.
Une première dans l’histoire d’un mouvement social méfiant envers les formations politiques
Une rencontre officielle entre le mouvement anti-globalisation et les partis de gauche a été organisée, le 8 novembre : dans une salle de plus d’un millier de personnes, Bernard Cassen d’Attac-France, le britannique Chris Nineham, de Globalize Resistance, Vittorio Agnoletto, du mouvement social italien, se sont assis à la même table qu’Olivier Besancenot, de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR), Hans Ströbele, des Verts allemands, Elio di Rupo, du Parti socialiste belge, et côté italien, Fausto Bertinotti, du parti communiste Rifundazione, et Rosi Bindi, de la démocratie-chrétienne. Au programme de la rencontre, une question posée avec prudence : une collaboration entre partis politiques et mouvements sociaux est-elle possible ? "Attac est né de la carence des partis et des syndicats, a rappelé Bernard Cassen. Nous avons répondu à une démarche qui ne trouvait pas d’offre et nous avons contribué à changer le paysage civique dans plusieurs pays européens. Mais nous commençons seulement à imprégner les partis politiques, et pas du tout les gouvernements." Ce constat ne le conduit pourtant pas à plaider pour un rapprochement : chacun doit jouer son rôle et rester indépendant. Vittorio Agnoletto s’est montré encore plus catégorique : "Le dialogue ne peut se construire qu’avec une gauche qui refuse la guerre et condamne les institutions financières internationales ; il n’existe pas de possibilité de troisième voie. Nous ne sommes pas un mouvement réformiste, nous sommes un mouvement radical." Cette condamnation de la social-démocratie européenne, accusée d’avoir mené les mêmes politiques économiques libérales que la droite, est largement partagée au sein des mouvements présents à Florence. Le député européen Harlem Désir veut pourtant croire que les militants réunis à Florence ne constituent "pas un mouvement antipolitique". Selon lui, les socialistes doivent trancher leur débat interne, et "cesser d’opposer réformisme et contestation". Il dénonce aussi "l’état lamentable" du parti socialiste européen, dont le seul dénominateur commun finit par être "le moins disant social" et le "moins disant européen".
Les partis de la gauche radicale et les Verts proches des mouvements citoyens se sentent évidemment plus à l’aise dans cette forteresse où les drapeaux rouges dominent. Tout en reconnaissant "qu’ils attendaient ce débat depuis longtemps", comme l’a souligné Olivier Besancenot, chacun s’est gardé de visées hégémoniques. "Vous nous donnez une grande leçon politique en créant un mouvement où il est possible d’être ensemble tout en étant différent", a reconnu, en vieux militant, Fausto Bertinotti. "Ce n’est que quand les mouvements sociaux agiront aux côtés des partis, que ces derniers auront assez de force pour changer le cours de la mondialisation", a expliqué de son côté le Vert allemand.
Un million de manifestants « pour la paix ».
« Le premier Forum social européen qui s’est achevé, dimanche 10 novembre, au lendemain d’une marche géante contre la guerre en Irak, a montré la capacité du mouvement antiglobalisation à se structurer. Florence devait passer un samedi en enfer. Les Cassandres de l’Union des commerçants et du gouvernement Berlusconi l’avaient prédit avec insistance, contre l’avis des élus, le maire, Leonardo Dominici, et le président de la région, Claudio Martini, tous deux de l’opposition de gauche. En fait, Florence a vécu quelques heures au paradis en compagnie de nuées de jeunes "antiglobalisation" mêlés aux militants de la puissante Confédération générale italienne du travail (CGIL) et à ceux de nombreuses associations pacifistes : 500 000 manifestants selon les autorités, le double selon les organisateurs du Forum social et de cette marche ? "contre la guerre en Irak, pour une autre Europe" ? qui a eu lieu sans aucun incident. Le cortège aux mille visages a défilé en musique pendant sept heures et sur 7 kilomètres, de la forteresse médiévale jusqu’au stade, à travers les quartiers de la ville faisant ceinture autour du centre historique, volontairement délaissé. Une volonté commune s’affiche, portée par les colombes de papier, les banderoles colorées, les chansons lancées par des groupes de musiciens sur des camionnettes et les slogans : "Non à la guerre en Irak !" » écrit Le Monde qui poursuit : "Qu’ils sont gentils !", s’extasient des habitants installés à leur fenêtre... Un vrai coup de jeune, tellement inhabituel dans "leur" Florence. "Je suis un Florentin content d’avoir hébergé le Forum social européen", lit-on sur une pancarte suspendue à un balcon. Ailleurs, pendent des draps blancs en signe de soutien aux manifestants, selon la mode lancée par les "mères courage" de Palerme contre la mafia. Une locomotive faite de planchettes et portée par quatre employés des chemins de fer illumine le ciel de sa fumée de feux de Bengale. "Faisons l’amour, pas la guerre !", lit-on sur un drapeau. "La nourriture n’est pas une marchandise", affiche-t-on un peu plus loin. "Dieu est avec nous, prions pour la paix", exhortent de jeunes catholiques, nombreux aussi à se mobiliser. Clôturant le cortège, 50 000 militants de la CGIL encadrent les délégations de Fiat avec, en tête, celle de Termini Imerese, en Sicile, en lutte pour l’emploi ?La foule géante, composée de mini-rassemblements, ne se donne pas de leader, mais salue au passage plusieurs personnalités qu’elle applaudit pour des actions dans lesquelles elle se reconnaît. On hèle, en hurlant, Gino Strada, le chirurgien italien célèbre pour son travail humanitaire à Kaboul et président de l’association Emergency. "Que l’Europe se mette hors du camp de la guerre. Et s’ils veulent la faire, qu’ils la fassent sans nous !", lance-t-il, avant d’aller saluer ses "camarades" de la CGIL... Coleen Kelly, une jeune femme frêle arrivée le matin même de New York, vient serrer la main de Strada, d’Epifani et de Cofferati, au nom de l’Association des familles de victimes du 11 septembre 2001. Tout un symbole. Pour Christophe Aguiton, d’Attac-France, "le défi de Florence était de lier la nouvelle génération d’activistes née à Porto Alegre avec les organisations traditionnelles européennes, comme les syndicats. Il me semble que nous sommes en train de réussir notre pari" ?"Loin de Gênes", "Peace", "Pace", "Paix" : l’ambiance est à l’image des slogans. Rien à voir avec l’atmosphère de Gênes, en juillet 2001... Samedi à Florence, les manifestants sont habillés comme tous les jours, à quelques signes distinctifs près : un petit autocollant sur la veste ou le blouson, rond comme un panneau de sens interdit, qui barre le passage à une bombe.
L’ennemi, c’est la guerre, et le libéralisme occidental bien identifié. "Wanted Terrorist Number One, Bush !", "Avec la complicité de Mac Donald’s, Boeing", peut-on lire sur des tee-shirts oranges.
L’heure du concert arrive. Sur la scène du stade, le maire de Florence remercie d’une voix tendue par l’émotion et la fatigue. "C’est à vous, les jeunes, qu’il faut dire merci. Florence, par sa culture et sa civilité, a su vous accueillir, ce qui donne tort à ceux qui nous disaient qu’elle n’était pas adaptée au Forum."
Sur votre Agenda
Mardi 19 novembre, à 20H30 à la Salle de la Cité (10 rue Saint Louis) :
soirée-débat sur « la cohérence des revendications sociales mondiales
et le développement durable » organisée dans le cadre de la semaine de
la solidarité mondiale
Mercredi 20 novembre à 20H30 Maison du Champ de Mars (cours des
alliés) Cours-débat sur le thème du FSE
Jeudi 21 novembre à 20H30 à la FSU (Avenue Chardonnet)
Réunion du groupe Interpellation des élus
Mardi 26 novembre : Soirée Pierre CARLES au TNB organisée par le TNB en collaboration avec Attac-Rennes :
* à 19H00 : film de Pierre Carles PAS VU PAS PRIS
* à 21H00 : film de Pierre Carles ENFIN PRIS ?
A l’issue de la projection, débat animé par Attac-Rennes sur le Thème : « Médias et Démocratie » avec Pierre Rimbert (Sociologue au Centre de Sociologie Européenne)
Mardi 26 novembre : 20h30 à la Maison Internationale (7, Quai
Chateaubriand), débat organisé par Survie-Rennes, dans le cadre de la
Semaine de la Solidarité Internationale avec François Lille,
économiste, membre du Conseil Scientifique d’ Attac et Président de l’
Association Biens Publics à l’échelle mondiale
Mercredi 27 novembre à 20H30 au café Le Scaramouche (Rue Duhamel)
Soirée-débat sur le thème de « La Santé » à partir d’une vidéo
Jeudi 28 novembre 20H30 à la FSU (Avenue Chardonnet)
Réunion du CA d’Attac-Rennes
Actions de l’association « Mille Horizons » dans le cadre de la journée mondiale de lutte contre le Sida
Vendredi 22 novembre, Maison de quartier de Villejean, à 20H00 :
projection de l’émission Spéciale Sida « Regards croisés du Nord au
Sud »
Vendredi 29 novembre, Maison Internationale de Rennes (7 quai
Chateaubriand), à 20H00 : soirée d’échanges pour réagir, comprendre,
engager des actions de solidarités en direction des pays du Sud
Samedi 30 novembre, Place de la Mairie à Rennes : forum associatif de
12H30 à 17H00 ; manifestation à 17H00
Dimanche 1er décembre, Salle de la Cité (10 rue Saint Louis), de 15H30
à 22H00 : Fest-Deiz de Solidarité (fonds destinés à la coopération
avec les pays du Sud)
Samedi 30 novembre à 15H30, Place Sainte Anne à Rennes : le
Collectif35 « De l’Ethique sur l’Etiquette » organise un défilé de rue
avec des Pères Noël Ethiques
Dimanche 1er décembre : le Collectif35 « De l’Ethique sur l’Etiquette »
tient un stand d’information lors des Marchés du Monde, Halle Martenot
à Rennes
Samedi 30 novembre 2002 - dimanche 1er décembre : assises nationales
d’Attac à La Rochelle
Mercredi 4 décembre à 20H30 à la MCE (Bd Magenta)
Réunion du groupe Eau
Samedi 14 décembre : journée d’action nationale contre la guerre en
Irak (peut-être une Manifestation à Rennes : détail de l’action à
préciser)
Jeudi 5 décembre 2002, 20h30, Maison du Champ de Mars
Réunion mensuelle publique d’Attac