Comité ATTAC 66
Bulletin d'information n°5/JUIN 2000
reproduction recommandée
Notre premier café citoyen a eu lieu comme prévu
le 9 mai dernier au café "La Source" à Perpignan et à rassembler une bonne cinquantaine de personnes, autour du thème abordé de l'alternative citoyenne à la mondialisation. Informer, prouver qu'une argumentation qui s'oppose au grand déballage médiatique existe, susciter l'intérêt du public aux débats politiques de citoyens : tels sont les objectifs de ces rassemblements qui génèrent spontanément des discussions autour des tables du café.
Nous prosons un autre sujet le lundi 19 juin à 20h30 au café " Le Festival ", Place Rigaud à Perpignan : La remise en cause de notre système de retraite se confirme : depuis le début des années 1990 , se développe l'idée qu'il va falloir compléter notre système de retraite par répartition avec un système par capitalisation. Une telle transformation ne se justifie ni économiquement, ni démographiquement, ni socialement. Elle est même dangereuse car le recours à la capitalisation contribuerait à alimenter la spéculation financière responsable de la pression sur les destructions d'emplois, et remettrait fortement en cause la cohésion de notre société. Nous espérons être encore plus nombreux à ce débat animé par Robert Majenti.
Nous avons reçu le courrier d'un lecteur du dernier bulletin n°4 d'avril en reaction à l'article sur la mondialisation de l'enseignement. A cet égard, sans ouvrir la colonne "courrier des lecteurs" car les moyens humains et financiers nous limitent à la publications d'un bulletin d'information, les articles que chacun peut proposer à la parution mentionnent le nom des auteurs. Les courriers en réaction leur sont naturellement transmis.
Les rendez-vous locaux :
* 19 juin à 20h30 : 2eme café citoyen attac66 au café " Le Festival ", Place Rigaud à Perpignan
Les retraites : débat autour des systèmes de répartition et de capitalisation
* 30 juin 2000 : manifestation contre la mondialisation à Millau
* 27 Septembre 2000 : Conférence à Perpignan de Suzan George : " L'actualité de la mondialisation "
Le point sur les adhésions :
Nous avons reçu les nouveaux bulletins d'adhésion. Les tarifs des adhésions sont les suivants
Chômeur/RMIste : 50F
Etudiants: 100F
Actifs : 200F
Associations : 500F
Entreprises : 1000F
Un bulletin d'adhésion est joint dans ce courrier et nous vous suggérons d'en faire des copies pour les proposer à votre entourage.
Rassemblement à Millau le 30 juin 2000 :
En soutien à la Confédération Paysanne et à ses membres dont le procès se tiendra le 30 Juin à Millau, attac66 se doit d'être présente pour ce qui sera un des sommets des manifestations de l'année sur notre territoire concernant la mondialisation. La " conf " a établi à ce jour le programme suivant :
Vendredi 30 après-midi : Animations (musique et théâtre en ville) et forums
Le soir et la nuit, des concerts : Steve Austin, Joël Favereau, Zaragraff, Francis Cabrel, Zebda, Noir Désir, Rude boy system.
Samedi 1er juillet : suite des forums le matin. Fin du rassemblement l'après-midi.
Thèmes des forums :
Mondialisation, agriculture, sécurité alimentaire
Droit à la terre
Mondialisation et AGCS (accord de l'OMC sur les services)
Mondialisation et politiques européennes de l'emploi
OMC et institutions financières internationales
Mondialisation et culture
Etc
Repas : marché fermier, grillades et le vendedi soir, le plus grand aligot du monde à la Maladrerie. (record à battre : 5000 personnes)
Hébergement : camping sauvage mais organisé aux abords de la ville et dans les gymnases de la ville.
Ce programme encore provisoire sera bientôt précisé : La confédération paysanne donne le numéro 0 825 888 108 (0,98F TTC/minute) et www.millau-30juin.ras.eu.org comme adresses pour s'informer.
En ce qui concerne le transport, à ce jour, on peut envisager : le bus au départ de Perpignan, des mini-bus, le co-voiturage ou le transport individuel. La circulation sera interdite à travers Millau et fortement perturbée dans les environs. De toutes les façons, nous proposons de dresser une liste des gens qui veulent s'y rendre de façon à examiner cet aspect du déplacement, en demandant à chacun de se faire connaître et de garder le contact avec :
Alain Hervochon au 04 68 66 74 47 ou aherv@club-internet.fr
VENUE DE SUSAN GEORGE LE 27 SEPTEMBRE A PERPIGNAN :
Le déroulement est prévu de la manière suivante :
Le matin, conférence pour les lycéens.
Conférence de presse à 17h puis dédicace de son livre " Conférence de Lugano " à la librairie Torcatis à Perpignan
Conférence-débat à 20h30 (dans une salle qui reste à trouver) sur l'actualité de la mondialisation
Suzan George est présidente de l'observatoire de la mondialisation.
ATTAC sur l'internet bien sûr : Site http://attac.org
Rappel : Une participation de chacun aux frais de publipostage est nécessaire. Nous comptons entre 25F et 50F pour l'envoi des 10 bulletins annuels par foyer, le surplus octroyé par les uns permettant d'approcher de nouveaux adhérents à chaque fois, et compensant les difficultés ou les oublis des autres !
Merci de faire parvenir votre participation par chèque à l'ordre d'attac 66, à l'adresse postale ci-après.
Les colonnes vous sont naturellement ouvertes
Comité ATTAC 66
Maison des Associations - 52 avenue Foch - 66000 Perpignan
Composition du bureau du comité attac66 :
Nous n'avons pas publié la composition du bureau élu à l'assemblée du 29 janvier 2000. Avec retard et avec nos excuses, sachez que :
Le coordinateur est Alain HERVOCHON, suppléant Michel BOUVIER, La trésorière est Monique GALY, suppléant Pierre Luc ABRAMSON
Le secrétaire est Etienne BREGEARD, suppléant Tahar SIOUD
Le comité départementale attac66 est formé par les membres du bureau ci-dessus et des 7 membres élus à la même assemblée générale, qui sont Mesdames Claude BEGUE et Michelle LOPEZ, Messieurs Claude BADUEL, Gérard GIRONELL, Luc HINTERSEBER, Jacques LIETTA, Robert MAJENTI.
Le comité tient ses réunions le 2eme mardi de chaque mois au siège de l'association. Actuellement, ces réunions sont ouvertes à tous les membres de l'association attac66 et s'articulent autour d'un ordre du jour dont voici un résumé des contenus successifs :
ORDRES DU JOUR DES REUNIONS DU COMITE ATTAC66 (résumé des points abordés sur le premier semestre 2000):
Point sur la trésorerie, Lecture et rédaction des courriers
Dépôt de classeurs pour information au public
Création d'une antenne universitaire, Réunions du groupe local de Céret
Pétition contre le président Ben Ali
Problème de l'indépendance des banques centrales des pays
Rendez-vous avec M. Christian Bourquin
Organisation de la projection " The big one " à Cabestany
Renouvellemnt des cotisations 2000, Vente des livres attac
Bulletin d'information aux adhérents
Création d'un café citoyen
Organisation conférence Marc Delepouvre à l'université en avril
Organisation conférence Susan George en septembre
Rassemblement de Millau 30 juin 2000
Préparation de la réunion des comités locaux à St Denis en février
Travail de groupe sur la grande distribution
Travail de groupe sur le paradis fiscal d'Andorre
EXTRAIT de " Déclaration alternative de Copenhagen " du 9/3/1995 (source ATTAC info 142)
Ndlr : Sommet social de Copenhague en 95, de Genève en 2000 Face à l'urgence des enjeux sociaux de la mondialisation, des ONG dont ATTAC se mobilisent pour créer un Forum Social Mondial annuel.
" Cette déclaration est élaborée à partir des contributions provenant de l'assemblée des ONG sur le développement tenue lors des réunions préparatoires au Sommet social, et aussi de la déclaration d'Oslo Fjord et d'autres initiatives citoyennes nationales et internationales.
Nous, représentants de mouvements sociaux, d'ONG et de groupes de citoyens prenant part au Forum des ONG pendant le Sommet mondial pour le développement social, partageons une vision commune d'un monde qui se définit essentiellement comme singulier et interdépendant, tout en accueillant la diversité humaine dans toutes ses manifestations de races, d'ethnies, de cultures et de religions ; un monde où tous les efforts et toutes les initiatives visent en priorité la justice et l'équité pour tous les habitants ; un monde enfin dans lequel les principes de démocratie et de participation populaire sont universellement promus, de telle sorte qu'il devient possible de concrétiser ce rêve si ancien d'une civilisation durable caractérisée par la paix et la coopération. Dans cette perspective, nous attendions du Sommet social qu'il s'attaque aux causes principales de la pauvreté, du chômage, de la désintégration sociale et aussi de la dégradation de l'environnement, et qu'il mette les êtres humains au centre du processus de développement. Cela devait inclure non seulement les causes
économiques et sociales, mais aussi les schémas culturels et les inégalités entre les sexes.
Même si le processus de négociation du Sommet a accompli quelque progrès en discutant certaines des questions essentielles, nous estimons que le cadre économique retenu dans les documents préparatoires est en contradiction fondamentale avec les objectifs du développement social équitable et durable. Ces documents témoignent d'une confiance exagérée en des " forces " non contrôlables d'un marché ouvert et libre " comme base de l'organisation des économies nationales et internationales, ce qui aggrave les crises sociales mondiales actuelles au lieu de les soulager. Cette erreur sur les prémisses met en péril la réalisation des objectifs que s'est donné le Sommet social.
Le système dominant néo-libéral a échoué comme modèle universel de développement. L'actuel fardeau de la dette qui pèse sur de nombreux pays est insoutenable, et il prive ces pays des ressources nécessaires à la mise sur pied d'un développement économique et social. Les programmes d'ajustement structurel imposés par le fonds monétaire international et la banque mondiale ont substantiellement sapé le progrès économique et social en supprimant des salaires, en réduisant les rémunérations et les moyens d'existence des petits producteurs, et en plaçant les services sociaux, en particulier les soins de santé et l'éducation, hors de portée des pauvres. Le démantèlement des services étatiques de base causé par ces programmes fait supporter un fardeau encore plus lourd sur les femmes qui ont à leur charge l'alimentation, la santé, le bien-être et l'harmonie de leur famille, ainsi que les relations communautaires. L'augmentation des exportations de ressources naturelles, la dérégulation de l'économie et le déplacement d'un nombre croissant de pauvres vers des terres marginales, qu'entraînent ces ajustements, contribuent au processus de dégradation écologique.
Ce système a pour résultat une concentration accrue du pouvoir économique, politique, technologique et institutionnel sur l'alimentation et les autres ressources essentielles dans les mains d'un nombre relativement petit d'entreprises transnationales et d'institutions financières. Un système qui place la croissance au-dessus des autres objectifs, y compris du bien-être des personnes, démantèle les économies plutôt que de les régénérer, tout en exploitant le temps, le travail et l'identité des hommes et des femmes. Il incite le capital à externaliser les coûts sociaux et environnementaux. Il engendre une croissance sans création d'emplois, il déroge aux droits des travailleurs, il restreint le rôle des syndicats. Ce faisant, ce système charge les femmes d'un fardeau disproportionné et met en péril leur santé et leur bien-être et, en conséquence, ceux dont elles prennent soin. Enfin, il tend à une inégale répartition dans l'usage des ressources entre les pays et dans les pays, et engendre l'apartheid social, encourage racisme, conflits et guerres civiles et restreint les droits des femmes et des peuples indigènes.
Pour toutes ces raisons, nous ne pouvons pas davantage accepter, dans le document officiel, le soutien au nouvel ordre commercial tel qu'il est défini dans l'acte final de l'Uruguay Round et dans les articles de l'accord instituant l'organisation mondiale du commerce. Les documents ne prennent pas en considération le fait que la libéralisation du commerce selon le GATT et l'OMC crée davantage de perdants que de gagnants et que l'impact négatif sera désastreux pour les pays pauvres et pour les pauvres et les travailleurs de tous les pays. Les intérêts des producteurs locaux, en particulier, se trouvent menacés dans les domaines de l'investissement étranger, de la biodiversité et des droits de propriété intellectuelle. Nous rejetons l'idée qui consiste à réduire les politiques sociales, dans les pays en développement, à un " filet de sécurité sociale ", présentée comme le " visage humain " des politiques d'ajustement structurel dans les documents du Sommet Social. Cette proposition signifie le retrait de l'État de l'un de ses principaux domaines de responsabilité. Les coupures draconiennes infligées aux dépenses sociales au Nord comme moyen de réduction du déficit budgétaire ont également entamé les succès obtenus en matière de protection sociale.
Le développement social ne peut se réaliser que si les droits de la personne (civils, politiques, économiques, sociaux et culturels) sont respectés pour tous les individus et tous les peuples. Nous croyons que les documents du Sommet ne reconnaissent pas de façon adéquate la primauté des droits de la personne comme condition sine qua non pour un développement social participatif qui ait tout son sens, pour toutes les catégories de la société, en particulier les enfants et les groupes marginalisés tels que les personnes handicapées, les peuples autochtones, les habitants de territoires occupés, les réfugiés et les personnes déplacées. Ils ne font pas mention non plus de la nature antidémocratique des programmes d'ajustement structurel qui constitue une entrave aux droits des citoyens et qui revient souvent à les réprimer. De plus, les efforts déployés lors du Sommet Social pour revenir sur les accords obtenus à Vienne et au Caire en matière de droits des femmes hypothèquent un peu plus encore les chances de changement dans ce domaine, pourtant si nécessaire si l'on veut parvenir à la création d'une société juste.
Finalement, nous constatons que la militarisation entraîne d'importants gaspillages des ressources humaines, naturelles et financières. Cela engendre toujours plus d'inégalité et de pauvreté, de violence politique et sociale, y compris toute forme de violence envers les femmes, ainsi que des conflits violents qui font toujours plus de morts dans le monde et contribuent à augmenter le nombre de personnes réfugiées et déplacées. En rejetant le modèle économique mondial prédominant, nous ne suggérons pas que soit imposé un autre modèle universel. Disons plutôt qu'il s'agit d'innover et d'élaborer des réponses locales aux besoins
des communautés, de promouvoir les compétences et l'énergie des femmes, en toute égalité avec les hommes, et de mettre à profit les valeureuses traditions de chaque peuple ainsi que les nouvelles technologies. " [fin de l'extrait]
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