Réponses
argumentées aux questions du « Quiz » sur la constitution européenne
1 Combien l'Union Européenne compte-elle de pays membres?
2 Combien d'articles le traité constitutionnel comporte-t-il ?
3 Combien de pays de l'Union Européenne abritent des paradis fiscaux?
4 Combien de fois le mot "concurrence" apparaît-il dans la constitution?
5 Combien de fois le mot "fraternité" apparaît-il dans la constitution ?
6 Combien de fois le mot "banque" apparaît-il dans la constitution ?
7 Et les mots "Laïque","Laïcité" ?
8 Et l'expression "Service public"
9 Concernant les services publics, la constitution envisage de les ...
10 A propos des églises, religions, la constitution les ...
11 Selon la constitution, les budgets militaires doivent…
12 Quelle serait la référence commune des politiques militaires ?
13 La banque centrale Européenne est …
14 Selon la constitution, qui aura l'initiative de proposer des lois ?
15 Si un million de citoyens proposent une loi, la commission pourra...
16 La constitution reconnaît...
17 Par 12 fois, la constitution évoque l'harmonisation des législations des états membres pour …
18 La priorité économique de l'Union Européenne c'est de lutter…
19 La politique étrangère de l'Union Européenne est déterminée par…
20 Pour modifier la constitution il faudra l'accord de…
22 Que veut dire le principe de 'subsidiarité'?
23 La constitution européenne reconnaît:
25 Quand le NON l'aura emporté au référendum...
25
pays sont
aujourd’hui membres de l’Union Européenne. Mais êtes vous capable de les citer
tous, sans en oublier ni en ajouter ?
Les
voici par ordre alphabétique:
Allemagne
Autriche
Belgique
Chypre
Danemark
Espagne
Estonie
Finlande
France
Grande
Bretagne
Grèce
Hongrie
Irlande
Italie
Lettonie
Lituanie
Luxembourg
Malte
Pays-Bas
Pologne
Portugal
République
tchèque
Slovaquie
Slovénie
Suède
Mais 3
autres pays ont déjà avancé des négociations au point que leur adhésion est
quasi certaine dans les années à venir :
La
Croatie La Roumanie et la Bulgarie
28 n’était
donc pas une réponse stupide.
On peut
aussi compter les petits pays qui font partie de l’U.E. en vertu de l’Article
IV-440-4 : « Le présent traité s’applique aux territoires
européens dont un état membre assure les relations extérieures »
C’est le
cas d’Andorre, Monaco et San-Marin.
Mais il y
a aussi tous les pays qui ont fait état à un moment ou un autre de leur volonté
de rejoindre l’Union Européenne
Albanie
Belarus
Bosnie Herzégovine
Enclave
russe de Kaliningrad ( Prusse orientale)
Islande
Macédoine
Moldavie
Monténégro
Serbie
Turquie
Ukraine
Et enfin,
les réfractaires, ceux dont une partie des dirigeants souhaitent l’adhésion
mais dont les peuples ont déjà voté NON, ce qui ne veut pas dire que l’on ne
les fera pas voter à nouveau :
La Suisse
et la Norvège
Au total,
le traité concerne donc, de près ou de loin 44 pays. Et même 46 car on voit mal
le Liechtenstein et le Vatican jouer les villages gaulois au milieu de tout
cela.( d’autant qu’ils sont déjà associé à l’U.E.)
Pour voir
tout cela sur une carte :
http://www.diplomatie.gouv.fr/europe/carte/
ou, pour
plus de détail :
http://www.tlfq.ulaval.ca/axl/europe/europeacc.htm
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448
Articles qui
se décomposent en
A ces 448
articles, il convient d’ajouter diverses annexes, protocoles et déclaration qui
en doublent encore le volume.
Si vous
voulez aller vérifier par vous-même, voici les liens sur les textes
officiels :
|
Partie I |
http://europa.eu.int/constitution/download/part_I_FR.pdf |
64 pages |
|
Partie
II |
http://europa.eu.int/constitution/download/part_II_FR.pdf |
27 pages |
|
Partie
III |
http://europa.eu.int/constitution/download/part_III_FR.pdf |
247
pages |
|
Partie
IV Clauses
finales |
http://europa.eu.int/constitution/download/part_IV_FR.pdf |
14 pages |
|
Protocoles
et annexes |
http://europa.eu.int/constitution/download/protocols_annexes_FR.pdf |
382
pages |
|
Déclarations |
http://europa.eu.int/constitution/download/declarations_FR.pdf |
121
pages |
Soit un
total de 855 pages
Tous ces
documents sont accessibles à partir de la page Internet suivante :
http://europa.eu.int/constitution/constitution_fr.htm
Toutefois vous pouvez vous faire envoyer une
version gratuite et légèrement réduite : Les 4 premières parties sont
regroupées sous forme d’un journal écrit en petit caractères ( format « Le
Monde ») et qui fait 28 pages.
http://www.constitution-europeenne.fr/index.php?id=80
Ou,
plus lisible, en 232 pages…mais pour 4 euros :
http://www.ladocfrancaise.gouv.fr/catalogue/9782110057945/index.shtml
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La
question comportait un piège : On ne vous demandait pas combien il y a de
paradis fiscaux en Europe mais combien de pays en Abritent.
La réponse « officielle »est 10 sur 25. mais la définition du paradis fiscal étant floue, si l’on tient compte des exemptions fiscales diverses , la bonne réponse est probablement bien supérieure
Toutefois
en voici une liste probablement incomplète
Allemagne
Autriche Liechtenstein et comptes épargnes anonymes
Belgique Bruxelles (Pour le siège des
entreprises)
Chypre C’est un paradis fiscal
Danemark Archipel des Féroé
Espagne
Estonie C’est un paradis fiscal, avec un taux
d’imposition pour les sociétés de…0%
Finlande archipel d’Åland
France : Monaco, Andorre, Saint Bart, zones
franches
Grande
Bretagne Jersey, Guernesay, Ile de Man,
Gibraltar, Iles vierges,Turks et Caicos,
Grèce Pavillons de complaisance ?
Hongrie
Irlande Impôts sur les sociétés :12.5%
Italie Saint-Marin, Vatican
Lettonie Impôts sur les sociétés :15%
Lituanie Impôts sur les sociétés :15%
Luxembourg
: C’est le plus grand des paradis fiscaux européens
Malte pavillons de complaisance (
Erika)
Pays-Bas Antilles néerlandaises
Pologne
Portugal Madère
République
tchèque
Slovaquie
Slovénie
Suède
Pour
plus d’info :
http://www.politiqueglobale.org/article.php3?id_article=1396
ou (
plus cynique)
http://www.lentreprise.com/dossier/425.html
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33
fois :
le total
fait plus de 33 ? en effet mais nous avons éliminé les fois ou le mot
concurrence était utilisé dans des phrases comme « à concurrence
de »
Il est
intéressant de revenir sur la phrase «.
L'Union dispose d'une compétence exclusive dans le domaine de l'établissement
des règles de concurrence». Le
mot « exclusive » n’est pas anodin, il signifie qu’aucune loi locale,
régionale ou nationale ne peut s’opposer à la façon dont la loi – et
éventuellement la constitution- envisage la concurrence : « Libre et
non faussée » C’est à dire sans la concurrence de services publics
financés par l’état, sans monopole d’état , sans aides publiques etc…
Ces deux articles
constituent la fondation de base de tout l’édifice constitutionnel.
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Dans la
constitution on ne trouve jamais le mot fraternité, jamais le mot laïcité mais
176 fois
le mot banque,
Quelques
personnes ont fait ce fastidieux travail de Statistique
Vous
trouverez le travail de Louis Amigo à l’adresse suivante :
http://yonne.lautre.net/article.php3?id_article=1003
Comment
faire soi-même le comptage ?
Cela
est d’autant plus facile que les documents officiels sont fournis au format
« pdf ». Pour les lire, il faut disposer du logiciel « adobe
reader » qui est disponible facilement et gratuitement. Ce logiciel fourni
un moyen de comptage aisé :
Imaginons
que nous voulions savoir combien de fois le mot « banque » apparaît
dans la partie 3.
Il
suffit de cliquer sur http://europa.eu.int/constitution/download/part_III_FR.pdf
pour
voir apparaître le texte sous « adobe reader » au milieu de votre
navigateur.
En
cliquant sur la petite paire de jumelle du menu, une fenêtre de dialogue
apparaît à droite de votre écran et vous pouvez saisir le mot que vous
rechercher.
Saisissez
« banque » puis cliquez sur « rechercher » et le logiciel
vous affiche la réponse : Occurrences trouvées : 150. Il vous fournit
même le lien pour retrouver le mot « banque » partout dans le texte.
Mais,
direz-vous, si le mot banque apparaît si souvent, c’est à cause de la Banque
Centrale Européenne.
Recommencez
alors en saisissant « banque centrale » au lieu de
« banque ».
Le
logiciel vous indique : 81 fois ! ce n’est donc pas la seule raison
de la présence massive du mot banque.
Et
d’ailleurs, pourquoi faire si souvent référence à la Banque Centrale Européenne
(B.C.E.) alors que celle-ci est théoriquement complètement indépendante ?
Si ce n’est, et vous le vérifierez vous-même, pour donner à cette même B.C.E.
des droits de regards sur les affaires Européennes. Indépendante oui…mais pas
dans les deux sens. C’est ainsi que l’on trouve beaucoup d’expressions qui
ressemblent à : Le Conseil statue à l'unanimité, après
consultation du Parlement européen et de la Banque centrale européenne.
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Voir la réponse à la question suivante :
La
constitution ne connaît qu’un seul « service public » : le
service public de radiodiffusion et encore ne trouve-t-on l’expression que dans
les annexes :
« Les
dispositions de la Constitution sont sans préjudice de la compétence des États
membres de pourvoir au financement du service public de radiodiffusion
dans la mesure où ce financement est accordé aux organismes de radiodiffusion
aux fins de l'accomplissement de la mission de service public telle
qu'elle a été conférée, définie et organisée par chaque État membre et dans la
mesure où ce financement n'altère pas les conditions des échanges et de la
concurrence dans l’Union dans une mesure qui serait contraire à l'intérêt
commun, étant entendu que la réalisation du mandat de ce service public
doit être prise en compte. »
Dans le texte de la constitution, les mêmes mots « service public » apparaissent toutefois une première fois : à l’article III-238 : Sont compatibles avec la Constitution les aides qui répondent aux besoins de la coordination des transports ou qui correspondent au remboursement de certaines servitudes inhérentes à la notion de service public.
On n’est pas vraiment dans la notion de service public tel qu’on l’entend généralement, mais seulement dans les « servitudes inhérentes à la notion de service public » . Autrement dit, si une entreprise privée est amenée à accomplir un service que l’on peut considérer comme un service public. Par exemple une entreprise de transport qui dessert une île isolée. Et si ce service entraîne des servitudes… en clair si ce n’est pas rentable… L’U.E. autorise un certain subventionnement sous forme de « remboursement de servitude »…
On est loin de la notion de service public : santé, éducation, énergie, transport, culture, administrations… Pour tout cela, la constitution européenne préfère parler de Service Economique d’Intérêt Général (S.E.I.G ou S.I.G.).
Examinons ce que la constitution nous dit à ce sujet :
Sans préjudice des articles I-5, III-166, III-167 et
III-238, et eu égard à la place qu'occupent les services d'intérêt économique
général en tant que services auxquels tous dans l'Union attribuent une
valeur ainsi qu'au rôle qu'ils jouent dans la promotion de sa cohésion
sociale et territoriale, l'Union et les États membres, chacun dans les limites
de leurs compétences respectives et dans les limites du champ d'application
de la Constitution, veillent à ce que ces services fonctionnent sur la base
de principes et dans des conditions, notamment économiques et financières, qui
leur permettent d'accomplir leurs missions. La loi européenne établit ces
principes et fixe ces conditions, sans préjudice de la compétence qu'ont les
États membres, dans le respect de la Constitution, de fournir, de faire
exécuter et de financer ces services.
ARTICLE III-166
1. Les États membres, en ce qui concerne les entreprises
publiques et les entreprises auxquelles ils accordent des droits spéciaux ou
exclusifs, n'édictent ni ne maintiennent aucune mesure contraire à la
Constitution, notamment à l'article I-4, paragraphe 2, et aux articles III-161
à III-169.2. Les entreprises chargées de la gestion de services d'intérêt
économique général ou présentant le caractère d'un monopole fiscal sont
soumises aux dispositions de la Constitution, notamment aux règles de
concurrence, dans la mesure où l'application de ces dispositions ne fait
pas échec à l'accomplissement en droit ou en fait de la mission particulière
qui leur a été impartie. Le développement des échanges ne doit pas être affecté
dans une mesure contraire à l'intérêt de l'Union.
ARTICLE III-167
1. Sauf dérogations prévues par la Constitution, sont
incompatibles avec le marché intérieur, dans la mesure où elles affectent les
échanges entre États membres, les aides accordées par les États membres ou au
moyen de ressources d'État sous quelque forme que ce soit qui faussent ou
qui menacent de fausser la concurrence en favorisant certaines entreprises ou
certaines productions.
Manifestement ces textes sont le fruit d’un compromis. Le seul verrou qui reste, qui évite que les S.E.I.G. soient totalement privatisés ou soient soumis à la concurrence est dans la petite phrase
« dans la mesure où l'application de ces dispositions ne fait pas échec à l'accomplissement en droit ou en fait de la mission particulière qui leur a été impartie ». C’est en s’appuyant sur cette notion que le gouvernement français a pu, pour l’instant, défendre le monopole de la sécurité sociale.
Faisant partie des S.E.I.G.
les services publics sont donc tolérés mais doivent être largement ouverts à la concurrence. Cette
ouverture à la concurrence étant, comme le voit pour l’EDF , comme on l’a vu
pour France Télécom le prétexte à une ouverture du capital , première étape
vers la privatisation.
Quand au financement par les collectivités publiques elles sont étroitement
limitées par l’article III-238 et ne
doivent pas fausser la concurrence. Cela revient à dire qu’elles ne sont
autorisées que là où il n’y a pas d’espoir de faire des bénéfices pour une
entreprise privée.
C’est toute une philosophie qui est ainsi illustrée : les SIEG n’ont pas
pour but de fournir à tous un service identiques. Leur rôle d’harmonisateur,(
la promotion de la cohésion sociale et territoriale) pourtant reconnue n’est
plus qu’un prétexte à récupérer des subventions.
Privatiser les bénéfices, socialiser les dettes voilà quel devrait être le titre du chapitre consacré au S.I.E.G.
Il faut aussi noter un recul par rapport au traité de Nice pour lequel les Services d’Intérêt Généraux constituaient « Une valeur de l’Union ». ce ne sont plus que des « services auxquels tous dans l'Union attribuent une valeur ». Le glissement sémantique n’est pas neutre.
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Le mot
laïcité ne figure pas dans le texte de la constitution européenne que l’on nous
propose. Cela veut-il dire que la question religieuse n’est pas abordée ?
Le préambule de la constitution commence par : « s’inspirant des héritages culturels, religieux et humanistes de l'Europe… »
Plus loin on lit : « L'Union respecte et ne préjuge pas du statut dont bénéficient, en vertu du droit national, les églises et les associations ou communautés religieuses dans les États membres ».
A de nombreuses reprise, le texte de la constitution interdit toute discrimination basée sur la religion et c’est fort bien ainsi. Mais (Article 1-52-3) elle ajoute « Reconnaissant leur identité et leur contribution spécifique, l'Union maintient un dialogue ouvert, transparent et régulier avec ces églises et organisations. »
On est loin de la conception laïque, française ou turque, de la société,
Cette conception veut que la religion soit exclusivement une affaire privée.
On se rapproche de la conception anglo-saxonne où la société n’est plus uniquement la somme de citoyens tous théoriquement égaux, mais est aussi vue comme l’addition de diverses communautés.
Dans ce cadre les religions deviennent des interlocuteurs naturels, représentant de ces communautés et il est logique de maintenir un dialogue régulier avec elles. C’est aussi la logique de M.Sarkosy.
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des questions
Après le
goupillon…le sabre.
L’article
I 41-3 précise : «Les États membres mettent à la
disposition de l'Union, pour la mise en oeuvre de la politique de sécurité et
de défense commune, des capacités civiles et militaires pour contribuer aux
objectifs définis par le Conseil. Les États membres qui constituent entre eux
des forces multinationales peuvent aussi les mettre à la disposition de la
politique de sécurité et de défense commune.
Les États membres s'engagent à améliorer
progressivement leurs capacités militaires. Il est institué une
Agence dans le domaine du développement des capacités de défense, de la
recherche, des acquisitions et de l'armement (l'Agence européenne de défense)
pour identifier les besoins
opérationnels, promouvoir des mesures pour les
satisfaire, contribuer à identifier et, le cas échéant, mettre en oeuvre toute
mesure utile pour renforcer la base industrielle et technologique du secteur de
la défense, participer à la définition d'une politique européenne des capacités
et de l'armement, ainsi que pour assister le Conseil dans l'évaluation de
l'amélioration des capacités militaires. »
On peut estimer nécessaire d’accroître les moyens militaires des pays européens, par exemple pour rétablir un peu l’équilibre face à l’armée des Etats Unis. Mais cela doit-il figurer dans une constitution ? Il deviendrait ainsi interdit à tous les pays européens de faire le choix de stratégies non-violentes, ou tout simplement de réduire un peu leurs dépenses militaires. Ce genre d’article n’a rien à voir dans une constitution. Tous les hommes politiques devraient exiger son retrait. (sauf Monsieur Dassault, bien entendu !)
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L’article
I-41-7 précise : « Les engagements et la coopération dans ce
domaine [la politique de sécurité
et de défense commune] demeurent conformes
aux engagements souscrits au sein de l'Organisation du traité de l'Atlantique
Nord, qui reste, pour les États qui en sont membres, le fondement de
leur défense collective et l'instance de sa mise en oeuvre.
l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord , c’est l’OTAN, dirigé de fait par des militaires américains. On comprend à la lecture de l’article qu’en cas de conflit entre les intérêts des pays de l’U.E. et ceux des USA… C’est l’OTAN – donc les USA- qui tranchent.
Bien sûr cet article ne concerne ,en théorie que les pays qui sont membres de l’OTAN. Mais comme il y en a 18 sur 25..
On est là très en recul avec la formulation qui est celle du traité de NICE ( actuellement en vigueur) :
4. Le présent article ne fait pas obstacle au développement
d'une coopération plus étroite entre
deux ou plusieurs États membres au niveau bilatéral, dans le cadre
de l'Union de l'Europe occidentale (UEO) et de l'OTAN, dans la mesure où
cette coopération ne contrevient pas à celle qui est prévue au présent titre ni
ne l'entrave.
Autrement dit
aujourd’hui, avec le traité de Nice, en cas de conflit ce sont les intérêts
européens qui l’emportent et l’OTAN passe après. Avec la constitution c’est l’inverse .
Que se passerait-il en
cas de reprise des affrontements à Chypre ? Une moitié de l’île est membre
de l’U.E, très liée à la Grèce et l’autre est sous contrôle de la Turquie, elle
même membre de l’OTAN. La Gréce, avec la formulation du traité constitutionnel
pourrait se voir empêchée de soutenir Chypre…au nom de l’OTAN chargé de la « mise
ne œuvre » de la sécurité commune.
( Il est vrai que la politique actuelle du gouvernement chypriote, hostile à la
réunification de l’île et accusé d’être très lié à la mafia russe n’inspire
guère de sympathie…mais cet exemple n’est là que pour illustrer la conséquence
des deux formulations)
Et encore une fois : Qu’est-ce que cela fait dans une constitution ? Une constitution n’a pas à figer les alliances qui peuvent changer en fonction des attitudes des une et des autres ? Si demain un coup d’état porte à la maison blanche un pouvoir néo-nazi, les pays européens devront-ils, de par leur constitution et au nom de l’OTAN, lui fournir des supplétifs pour toutes ses guerres de conquête ?
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Article I-30 –3 : « La
Banque centrale européenne est une institution. Elle a la personnalité
juridique. Elle est seule habilitée à autoriser l'émission de l'euro. Elle est
indépendante dans
l'exercice de ses pouvoirs et dans la gestion de ses finances. Les
institutions, organes et organismes de l'Union ainsi que les gouvernements des
États membres respectent cette indépendance. »
Article I-30 –2 : « L'objectif principal du Système européen de banques centrales est de maintenir la stabilité des prix. »
En clair : L’objectif principal de la B.C.E. n’est pas le développement, ni la lutte contre le chômage, mais bien la lutte contre l’inflation. Lutter contre l’inflation est indispensable à une économie « de rentiers » qui privilégie ceux qui prétendent « faire travailler l’argent » : les actionnaires et non ceux qui travaillent. Certes l’inflation galopante est un fléau, mais les période de développement économique ( 1945-1975) ont aussi été celles d’une inflation non négligeable.
Pourquoi ? Parce qu’avec un taux d’inflation de 10%, il devient difficile de gagner de l’argent en « plaçant » celui-ci sur autre chose que des investissement productifs. La pure spéculation financière s’accommode mal de l’inflation
Il n’est pas question que la B.C.E. serve à autre chose qu’à fabriquer des Euros et à fixer le taux de base des monnaies ( d’où découle les taux d’intérêts) . La B.C.E. peut prêter de l’argent aux banques privées mais il n’est pas question qu’elle serve à financer des dépenses publiques : « ARTICLE III-181 : Il est interdit à la Banque centrale européenne et aux banques centrales des États membres, ci-après dénommées «banques centrales nationales», d'accorder des découverts ou tout autre type de crédit aux institutions, organes ou organismes de l'Union, aux administrations centrales, aux autorités régionales ou locales, aux autres autorités publiques, aux autres organismes ou entreprises publiques des États membres. L'acquisition directe, auprès d'eux, par la Banque centrale européenne ou les banques centrales nationales, des instruments de leur dette est également interdite. »
Pour illustrer l’exigence dogmatique d’indépendance
de la BCE on peut aussi citer l’Article III-188 :
« Dans l'exercice des pouvoirs et dans l'accomplissement des
missions et des devoirs qui leur ont été conférés par la Constitution et le statut
du Système européen de banques centrales et de la Banque centrale européenne,
ni la Banque centrale européenne, ni une banque centrale nationale, ni un
membre quelconque de leurs organes de décision ne peuvent solliciter ni
accepter des instructions des institutions, organes ou organismes de l'Union,
des gouvernements des États membres ou de tout autre organisme. Les
institutions, organes ou organismes de l'Union ainsi que les gouvernements des
États membres s'engagent à respecter ce principe et à ne pas chercher à
influencer les membres des organes de décision de la Banque centrale européenne
ou des banques centrales nationales dans l'accomplissement de leurs missions. »
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C’est
l’ARTICLE I-34 qui fixe les règles du jeu :
« Les
actes législatifs :1. Les lois et lois-cadres européennes sont adoptées,
sur proposition de
la Commission, conjointement par le Parlement européen et le
Conseil conformément à la procédure législative ordinaire visée à l'article
III-396. Si les deux institutions ne parviennent pas à un accord, l'acte en
question n'est pas adopté. »
Ainsi la commission a l’initiative des lois.
Cela veut dire que ni le parlement, ni le conseil des ministres ne peuvent le faire. Ce sont pourtant les
seuls organes européens qui
représentant directement ou indirectement les citoyens.
L’article ARTICLE III-396 cité plus haut enfonce bien le clou :
« 1.
Lorsque, en vertu de la Constitution, les lois ou lois-cadres européennes sont
adoptées selon la
procédure
législative ordinaire, les dispositions ci-après sont applicables.
2.
La Commission présente une proposition au Parlement européen et au Conseil.
Première
lecture
3.
Le Parlement européen arrête sa position en première lecture et la transmet au
Conseil.
4.
Si le Conseil approuve la position du Parlement européen, l'acte concerné est
adopté dans la
formulation qui correspond à la position du Parlement européen. »
La commission propose les lois et dispose en plus d’un droit de veto absolu sur les votes du parlement. Vous avez dit démocratie ?
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L’article I-47-4 est ainsi rédigé :
« Des citoyens de l'Union, au nombre d'un million au
moins, ressortissants d'un nombre significatif d'États membres, peuvent prendre
l'initiative d'inviter la Commission, dans le cadre de ses attributions, à
soumettre une proposition appropriée sur des questions pour lesquelles ces
citoyens considèrent qu'un acte juridique de l'Union est nécessaire aux fins de
l'application de la Constitution. La loi européenne arrête les dispositions
relatives aux procédures et conditions requises pour la présentation d'une
telle initiative citoyenne, y compris le nombre minimum d'États membres dont
les citoyens qui la présentent doivent provenir. »
Certains veulent
y voir un progrès démocratique … Il semble ne pas voir qu’en fait, la
commission ( voir question 14) reste la seule à disposer du droit de proposer
des lois, que l’inviter à en soumettre une ne la contraint à rien et qu’en
plus, les seuls sujets acceptables sont ceux « nécessaires aux fins de l'application
de la Constitution »
Mais bon, l’idée que les citoyens puisse ainsi disposer d’un droit de pétition peut sembler un progrès
Sauf que l’Article I-10-2-d du projet de constitution précise déjà que
« Les
citoyens de l'Union … ont… le droit
d'adresser des pétitions au Parlement européen »
ceci
est détaillé dans l’article III-334
« Conformément à l’article I-10, paragraphe 2, point
d), tout citoyen de l'Union, ainsi que toute personne physique ou morale
résidant ou ayant son siège statutaire dans un État membre, a le droit de
présenter, à titre individuel ou en association avec d'autres personnes, une
pétition au Parlement européen sur un sujet relevant des domaines d'activité de
l'Union et qui le concerne directement. »
Le domaine
d’application est plus vaste, il peut s’agir d’autre chose que de l’application
de la constitution mais la suite donnée à la pétition n’est pas plus garantie…
Encore que, s’il y a un million de signature, il semble difficile de l’ignorer
sans autre considération. De toute façon cela ne pourra faire l’objet d’une loi
car les pétitions vont au parlement… qui n’a pas l’initiative de la loi. La
commission pourra toujours faire la sourde oreille
Quant au traité de Nice , actuellement en vigueur, il précise , reprenant le traite de Maastricht, l’acte unique, le traité de Rome et même celui instaurant la C.E.C.A. :
« Article 194 : Tout citoyen de l'Union, ainsi que toute personne physique ou morale résidant ou ayant son siège statutaire dans un État membre, a le droit de présenter, à titre individuel ou en association avec d'autres citoyens ou personnes, une pétition au Parlement européen sur un sujet relevant des domaines d'activité de la Communauté et qui le ou la concerne directement. »
On a remplacé le mot « Communauté » par le mot « Union » supprimé le mot « citoyen » Voilà tout le progrès !
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non pas le droit au travail mais …Le droit de travailler
« ARTICLE
II-75
Liberté
professionnelle et droit de travailler
1.
Toute personne a le droit de travailler et d'exercer une profession librement
choisie ou
acceptée.
2. Tout citoyen de l'Union a la liberté de chercher un emploi, de travailler, de s'établir ou de fournir des services dans tout État membre. »
La constitution de la république française, quant à elle précise dans le Préambule de 1946 :
« Chacun a le devoir de
travailler et le droit d'obtenir un emploi. Nul ne peut être lésé, dans
son travail ou son emploi, en raison de ses origines, de ses opinions ou de ses
croyances. Tout homme peut défendre ses droits et ses intérêts par l'action
syndicale et adhérer au syndicat de son choix. »
Le droit d’obtenir un emploi et le droit de travailler… Ce n’est pas tout à fait la même chose.
Certes ce droit est bien théorique et des millions de chômeurs voient en fait leur droit d’obtenir un emploi transformé en droit de chercher un emploi. Mais est-ce une raison pour en faire un article de la constitution ?
Quant au
« droit à la paresse » proposé en réponse, il fait référence à un
très sérieux petit livre, écrit par Paul Lafargue, le gendre de Karl Marx ( http://aredje.net/paresse.htm ) en
1880
Il
commence ainsi :
« Une étrange folie possède les classes ouvrières
des nations où règne la civilisation capitaliste. Cette folie traîne à sa suite
des misères individuelles et sociales qui, depuis des siècles, torturent la
triste humanité. Cette folie est l'amour du travail, la passion moribonde du
travail, poussée jusqu'à l'épuisement des forces vitales de l'individu et de sa
progéniture. Au lieu de réagir contre cette aberration mentale, les prêtres,
les économistes, les moralistes, ont sacro-sanctifié le travail. Hommes
aveugles et bornés, ils ont voulu être plus sages que leur Dieu; hommes faibles
et méprisables, ils ont voulu réhabiliter ce que leur Dieu avait maudit. Moi,
qui ne professe d'être chrétien, économe et moral, j'en appelle de leur
jugement à celui de leur Dieu; des prédications de leur morale religieuse,
économique, libre penseuse, aux épouvantables conséquences du travail dans la
société capitaliste. »
La
bataille pour les 35 heures remonte loin dans le temps…
Mais la
commission Européenne envisage aujourd’hui d’étendre la durée maximum du
travail en Europe à 65 heures par semaine.
( http://www.vie-publique.fr/actualite/alaune/2004/breve_europe_temps_travail.htm)
« Paul Lafargue, réveille toi, ils sont
devenus fous à la commission européenne »
Toutefois, soyons honnêtes, la
constitution connaît le droit du
travail. Ces mots apparaissent une fois, en compagnie de quelques autres droits
fondamentaux dans l’Article III-213
« En vue de réaliser les objectifs visés
à l'article III-209 et sans préjudice des autres dispositions de la
Constitution, la Commission encourage la coopération entre les États membres et
facilite la coordination de leur action dans tous les domaines de la politique
sociale relevant de la présente section, notamment dans les matières relatives:
a) à l'emploi;
b) au droit du travail et aux conditions de
travail;
c) à la formation et au perfectionnement
professionnels;
d) à la sécurité sociale;
e) à la protection contre les accidents et
les maladies professionnels;
f) à l'hygiène du travail;
g) au droit syndical et aux négociations
collectives entre employeurs et travailleurs. »
On notera toutefois qu’il n’est pas question
d’un droit du travail européen, ni même de reconnaître les règles de l’O.I.T. (
Organisation Internationale du Travail).
Mais seulement de souhaiter la coopération
entre les états membres, sans préciser dans quel sens ( vers le haut ?,
vers le bas ?) .
On note aussi que c’est la commission qui
s’en charge… pas le parlement européen.
Bref, le droit du travail existe, on ne peut
pas le faire disparaître, essayons de nous en accommoder en chargeant la
commission européenne de voir si, par-ci par-là on ne peut pas rogner quelques
avantages. Cela nous promet de nouvelles directives
bolkenstein ou de nouvelles directives sur l’allongement du temps
de travail
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La phrase exacte
est : « à l'exclusion de toute harmonisation des dispositions législatives ou
réglementaires des états membres »
Elle est répétée, avec insistance, à propos des domaines suivants :
Parmi ces 12 Interdictions, seule la 7eme semble légitime, encore qu’on ne voit guère, si tous les états membres sont d’accord, pourquoi ils ne pourraient pas harmoniser une partie de leur législation , même dans le domaine culturel. Par exemple décider que les musées européens sont gratuits pour tous les enseignants européens…
Faut-il harmoniser les législations des états membres ?
Cela n’est pas un objectif fixé par la constitution. Pire, quand des objectifs politiques sont annoncés (comme pour les 12 domaines précédemment cités) , le recours à une harmonisation est systématiquement interdit.
Il y a pourtant de nombreux domaine ou l’harmonisation est non seulement possible mais très souhaitable.
Regardons, par exemple le taux légal d’imposition des
profits des entreprises en 2003 et 2004
Chypre 15,00
15,00
Belgique 33,99
33,99
République Tchèque 31,00
28,00
Danemark 30,00
30,00
Finlande 29,00
29,00
Estonie 0,00 0,00
France 35,43
35,43
Hongrie 19,64
17,85
Allemagne 40,66
39,35
Lettonie 19,00
15,00
Grèce 35,00
35,00
Irlande 12,50 12,50
Lituanie 15,00 15,00
Italie 38,25 37,25
Malte 35,00 35,00
Luxembourg 30,38 30,38
Pologne 27,00
19,00
Pays-Bas 34,50
34,50
Slovaquie 25,00
19,00
Portugal 33,00
27,50
Suède 28,00
28,00
Slovénie 25,00
25,00
Royaume-Uni 30,00
30,00
Sans
même parler de l’Estonie et de son taux d’imposition des bénéfices égal à zéro (Pour
les profits non distribués) . on voit qu’entre l’Allemagne (39,35%) et
l’Irlande (12.5%)la concurrence n’est pas « Libre et non faussés ».
Qu’envisage la constitution pour éviter ces distorsions ? Rien. Ou plutôt, ses rédacteurs font, une fois de plus confiance au marché… Et c’est pour cela que l’on voit le taux d’imposition des bénéfices baisser en République Tchèque, en Hongrie, en Allemagne, en Lettonie, en Italie, en Pologne, Slovaquie et Portugal… Et le taux d’imposition augmenter…nulle part !
Cela s’appelle le nivellement par le bas, la baisse
systématique des recettes publiques avec pour conséquence la réduction des
services publics.
Que propose la constitution européenne ? Rien. Et
dans les quelques cas ou elle envisage des mesures visant à unifier un peu
l’Europe, elle répète : à l'exclusion de toute harmonisation des
dispositions législatives ou réglementaires des états membres !
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des questions
le mot
« économique apparaît 152 fois dans la constitution.
Le mot
« priorité » 7 fois… mais jamais les deux ensemble.
Pour
déterminer la priorité économique il faut aller voir quels instruments l’Europe
dispose en matière de politique économique et chercher les priorités.
Le
principal instrument, c’est la Banque Centrale Européenne.
Là, c’est clair : Article I-30 –2 : « L'objectif principal du Système européen de banques centrales est de maintenir la stabilité des prix. »
Mais l’Article III-177 est plus général :
Parallèlement,
dans les conditions et selon les procédures prévues par la Constitution, cette
action [l'instauration d'une politique économique européenne]comporte
une monnaie unique, l'euro, ainsi que la définition et la conduite d'une
politique monétaire et d'une politique de change uniques dont l'objectif
principal est de maintenir la stabilité des prix et, sans préjudice de cet
objectif, de soutenir les politiques économiques générales dans l'Union,
conformément au principe d'une économie de marché ouverte où la concurrence est
libre.
Tout
le reste est subordonné à cet objectif lutter contre l’inflation
En dehors de cet objectif, la seule politique économique commune, remonte au début de la construction européenne : il s’agit de la politique agricole commune et de la pêche.
Voir aussi la réponse à la question 13
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Par son
ministre des affaires étrangères ? Pourquoi pas puisqu’un tel ministre
voit le jour ? Il est même cité 67 fois dans le texte.
Il remplace le responsable de l'Union Européenne pour la politique étrangère et la Sécurité Commune, autrement dit " Monsieur PESC ", poste occupé par M. Xavier Solana, avec le titre de Haut Représentant de l’Union européenne pour la Politique étrangère et de sécurité.
A quoi a servi " Monsieur PESC ". Pas à grand chose. On se rappelle que dans le conflit qui opposa l’Espagne au Maroc à propos d’un îlot ridicule, il a fallu avoir recours à Dick Cheney , secrétaire d’Etat US, pour régler le problème !
Il est vrai qu’être le porte parole de 25 gouvernements qui doivent être unanimes n’est pas facile.
Le nouveau ministre des affaires étrangères de l’Europe disposerait-il de plus de pouvoir ?
Article
I-28-2 : « Le
ministre des affaires étrangères de l'Union conduit la politique étrangère et
de sécurité commune de l'Union. Il contribue par ses propositions à
l'élaboration de cette politique et l'exécute en tant que mandataire du
Conseil. Il agit de même pour la politique de sécurité et de défense
commune. »
Article
I-41-4 : « . Les décisions européennes relatives à la politique de
sécurité et de défense commune, y compris celles portant sur le lancement d'une
mission visée au présent article, sont adoptées par le Conseil statuant à
l'unanimité, sur proposition du ministre des affaires étrangères de l'Union
ou sur initiative d'un État membre »
Rien de changé donc. La règle de l’unanimité est toujours là. Le parlement détermine-t-il la politique de l’Union ? Ne disposant même pas de l’initiative des lois( voir question 14), comment le pourrait-il ?
Non c’est le Conseil statuant à l'unanimité qui prend les décisions.
Mais est-il libre de prendre n’importe quelle décision ?
Non :
L’Article
III-292 apporte quelques restrictions en définissant « l’action extérieure
de l’Union. » celle ci doit agir en faveur de « la démocratie,
l'État de droit, l'universalité et l'indivisibilité des droits de l'homme et des
libertés fondamentales, le respect de la dignité humaine, les principes
d'égalité et de solidarité et le respect des principes de la charte des Nations
unies et du droit international. »
Voilà
des règles qui semble bien légitimes mais pourquoi faudrait-il, pour y parvenir
« encourager l'intégration de tous les pays dans l'économie mondiale, y
compris par la suppression progressive des obstacles au commerce
international » ?
Voilà
comment la
constitution
fixe comme objectif à la politique étrangère de l’union, les mêmes objectifs
que l’Organisation Mondiale du Commerce.
Autrement
dit, la seule politique étrangère possible, c’est le libre échange planétaire.
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Laissons parler le projet de constitution :
« ARTICLE IV-443
Procédure
de révision ordinaire
1.
Le gouvernement de tout État membre, le Parlement européen ou la Commission
peut soumettre au Conseil des projets tendant à la révision du présent traité.
Ces projets sont transmis par le Conseil au Conseil européen et notifiés aux
parlements nationaux.
2.
Si le Conseil européen, après consultation du Parlement européen et de la
Commission, adopte à la majorité simple une décision favorable à l'examen des
modifications proposées, le président du Conseil européen convoque une
Convention composée de représentants des parlements nationaux, des chefs d'État
ou de gouvernement des États membres, du Parlement européen et de la
Commission. La Banque centrale européenne est également consultée dans le cas
de modifications
institutionnelles
dans le domaine monétaire. La Convention examine les projets de révision et
adopte
par consensus une recommandation à une Conférence des représentants des
gouvernements
des
États membres telle que prévue au paragraphe 3.
Le
Conseil européen peut décider à la majorité simple, après approbation du
Parlement européen, de ne pas convoquer de Convention lorsque l'ampleur des
modifications ne le justifie pas. Dans ce
dernier
cas, le Conseil européen établit le mandat pour une Conférence des
représentants des
gouvernements des États membres.
3.
Une Conférence des représentants des gouvernements des États membres est
convoquée par le président du Conseil en vue d'arrêter d'un commun accord les
modifications à apporter au présent
traité.
Les
modifications entrent en vigueur après avoir été ratifiées par tous les États
membres conformément à leurs règles constitutionnelles respectives.
C’est
compliqué mais cela se termine par « ratifiées par tous les États membres »
Il suffira donc qu’un seul gouvernement d’un état membre,
même celui de Malte, le plus petit, s’oppose à une modification
constitutionnelle, pour que celle-ci soit bloquée…
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Ni le
droit à la contraception, ni le droit à l' Interruption Volontaire de
Grossesse, ni le droit au divorce ni aucun de ces droits liés aux luttes
féministes du vingtième siècle ne figure dans le texte.
Pourtant
certains appellent à voter pour ce traité constitutionnel au nom du féminisme
en s’appuyant sur le fait que le texte constitutionnel reconnaît l’égalité
Homme femme :
L’article II-83 (Égalité entre femmes et hommes) est rédigé ainsi :
« L'égalité entre les femmes et les hommes doit être
assurée dans tous les domaines, y compris en matière d'emploi, de travail et de
rémunération. »
Alors que
le traité de Nice disait :
Article
141
1.
Chaque État membre assure l'application du principe de l'égalité des
rémunérations entre travailleurs masculins et travailleurs féminins pour un
même travail ou un travail de même valeur.
Il y
a-t-il progrès ? Chacun jugera. La constitution française reconnaît, elle
aussi, l’égalité homme femme. Dans la pratique, c’est une autre paire…de
manche.
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Le mot est
joli mais n’a rien à voir avec les questions subsidiaires
Il est
utilisé 10 fois dans la constitution et défini ainsi (Article I-11) :
« En vertu du principe de subsidiarité, dans les domaines qui ne relèvent pas de sa compétence exclusive, l'Union intervient seulement si, et dans la mesure où, les objectifs de l'action envisagée ne peuvent pas être atteints de manière suffisante par les États membres, tant au niveau central qu'au niveau régional et local, mais peuvent l'être mieux, en raison des dimensions ou des effets de l'action envisagée, au niveau de l'Union. »
Mais, dans
les réponses proposées était aussi abordée la question du rapport entre les
lois nationales et les lois européennes.
L’article I-6 est très clair :
« Le
droit de l'Union :La Constitution et le droit adopté par les institutions de
l'Union, dans l'exercice des compétences qui sont attribuées à celle-ci,
priment le droit des États membres. »
La loi
suprême c’est la constitution européenne. Ceci a été confirmé par le conseil constitutionnel
qui précise que si la constitution française est encore
« supérieure » à tous les traités internationaux, y compris à une
éventuelle constitution européenne, c’est qu’il est toujours possible de sortir
de l’Union Européenne alors qu’aucune
modification constitutionnelle ne peut porter atteinte à la forme républicaine
de la nation Française.
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Le
questionnaire proposait 3 droits : Le droit à un salaire minimum, le droit
à une allocation de chômage, le droit à un revenu minimum.
Aucun de
ceux-ci ne figure dans le texte. Pour le prouver, il vous faudra le vérifier
vous-même. Impossible de citer un article qui n’existe pas !
Le mot
droit apparaît pourtant 265 fois dans les expressions suivantes:
Quant au droit du travail, il a réussi à se glisser une fois … et les droits …de douane 9 fois.
*l’ ARTICLE II-85 est curieux :
il dit : « L'Union reconnaît et respecte le droit des personnes
âgées à mener une vie digne et indépendante et à participer à la vie sociale et
culturelle. »
Les jeunes ou les moins jeunes mais pas encore très âgés n’auraient pas ces même droits ?
Beaucoup
de déclaration de bonnes intentions…rien de contraignant.
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des questions
Dans la
réponse à la question 17 vous avez pu apprendre qu’en Estonie, le taux
d’imposition des bénéfices est de 0% pour les bénéfices non distribués.
Pour la
Croatie, vous pouvez consulter le site suivant :
http://www.achats-industriels.com/pays/croatie.asp
Vous y
trouverez le tableau suivant :
|
Taille d'investissement |
Taux d'imposition fiscal sur le bénéfice |
Nombre minimum des employés |
|
10 mil.kn |
7% |
30 |
|
20 mil.kn |
3% |
50 |
|
60 mil.kn |
0% |
75 |
Donc si
vous faites un gros investissement en Croatie dans une entreprise de plus de 75
salariés…Vous pourrez empocher la totalité des bénéfices, sans payer un centime
d’Euro sous forme d’impôt.
En sens
inverse la proposition « de 15 à
34% selon la somme »
Est
extraite de la législation en cours au Venezuela :
http://www.diplomatie.fr/etrangers/vivre/fiscalite/convention/venezuela.html#societes
Où, plus
les bénéfices sont gros, plus le taux est élevé.
On peut
rêver non ?
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Commençons par l’inquiétante hypothèse inverse
ARTICLE
IV-447
Ratification
et entrée en vigueur
1. Le présent traité est ratifié par les Hautes Parties Contractantes, conformément à leurs règles constitutionnelles respectives. Les instruments de ratification sont déposés auprès du gouvernement de la République italienne.
2.
Le présent traité entre en vigueur le 1er novembre
2006, à condition que tous les instruments de ratification aient été déposés,
ou, à défaut, le premier jour du deuxième mois suivant le dépôt de l'instrument
de ratification de l'État signataire qui procède le dernier à cette
formalité.
Donc de toute façon, jusqu’en novembre 2006 au plus tôt, l’Union Européenne continue de fonctionner selon les règles actuellement en vigueur, c’est à dire le traité de Nice. Et même en ce qui concerne la répartition des postes au sein du conseil européen, c’est jusqu’en 2014 !
Une annexe de la constitution précise encore :
Il
convient d'adopter des dispositions permettant une transition sans heurts du
système de
prise
de décision du Conseil à la majorité qualifiée - tel qu’il est défini dans le
traité de Nice et repris à l’article 2, paragraphe 2, du protocole sur les
dispositions transitoires relatives aux institutions et organes de l'Union
annexé à la Constitution, qui continuera de s’appliquer jusqu’au 31 octobre
2009 - au système de vote prévu par l’article I-25 de la Constitution, qui
s’appliquera à compter du 1er novembre 2009.
2009, 2014…Rien ne presse pour les pro constitution.
Alors,
quand le NON l’aura emporté, les mêmes règles continueront à agir car le traité
de Nice précise ( Article 312 ) « Le présent traité est conclu pour une durée
illimitée. »
L’Union sera-t-elle condamnée à rester figée par le traité de Nice ?
Bien évidemment une nouvelle négociation pourra s’ouvrir pour avancer et même aboutir à un nouveau projet de constitution… qui ne ferait pas 448 articles et ne tenterait pas de pérenniser à l’infini les politiques libérales.
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