-
le
régime de sécurité ne couvre que la moitié des 2 Millions des salariés,
alors que les non salariés ne bénéficient d ‘aucune couverture sociale
obligatoire .
-
l’emploi
salarié de la main d’œuvre infantile est une pratique courante, alors que
77% des petites filles « employées à la maison » n’ont jamais
été scolarisées .
-
la
mortalité maternelle est préoccupante 307 sur 10000 naissances vivantes
en milieu rural .
-
le
taux de chômage urbain en 2000 selon les statistiques officielles avoisine
les 22%. Les quelles statistiques sont fortement contestées puisque, selon
les critères retenues, même un chômeur qui ne travaille qu’un jour par semaine
est considéré comme étant actif .
-
le
droit à la santé n’est pas garantie, à peine 20% des marocains peuvent bénéficier,
et dans des conditions difficiles de la couverture des soins, 5% seulement
du budget est affecté à la santé, alors que 75% des citoyens n’ont pas les
moyens de s’offrir les services de la médecine privée .
-
concernant
l’infrastructure sanitaire, on recense 1 lit pour 1062 habitants, 1 médecin
pour 2372 habitants, 1 infirmier pour 1076 habitants, 1 gynécologue pour
15000 femmes et seulement 12.8% des ménages ruraux disposent d’un dispensaire .
-
le
Maroc est également parmi les pays où les dépenses publiques de santé ne
dépassent pas 1% du PIB contre 2.7% en Jordanie, 2.5% pour le Chili et 2.2%
pour l’Espagne et la Tunisie .
-
les
inégalités sociales se creusent. Les 10% des marocains les plus riches consomment
désormais 14 fois plus que les 10% les plus pauvres .
-
l’approvisionnement
en électricité, selon les indicateurs sociaux, n’est que 15.6 des ménages
en milieu rural, alors que l’eau potable du réseau n’est disponible que
pour 6.2% seulement des ménages, pour un temps moyen n’excédant pas
une heure et 2 minutes par jour et par femme.
Devant ces statistiques
alarmantes, et pour justifier le retard de la mise en œuvre d’une stratégie
de développement social, l’accent est actuellement mis sur les facteurs conjoncturels
(conditions climatiques, sécheresse, cours de pétrole, cours de devise…),
alors qu’en réalité, cette situation n’est que le résultat de l’application
des recettes dictées par le FMI et la Banque mondial.La
poursuite de cette politique de résignation aux règles imposées par la mondialisation
libérale ne fera qu’empirer cette situation avec une reproduction des inégalités
et un accroissement du chômage et de la pauvreté.
Le renversement
de ces tendances ne peut être possible qu’à travers une mobilisation de tous
les acteurs sociaux pour pouvoir, défendre les services publics qui échappent,
encore, au déluge de la privatisation tout azimut, et instaurer une politique
sociale efficace. En effet, une telle politique n’est envisageable qu’avec un
mouvement social capable de l’imposer.