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2eme Université d’été d’attac suisse : Quelle Suisse dans quelle Europe ?
MIS EN LIGNE LE 2 juin 2005
Pour une alternative solidaire à la construction néo-libérale de l’Europe.
La préparation de l’Université d’été avance à grand pas, elle se tiendra du jeudi soir 15 septembre au dimanche 18 septembre 2005 aux Rasses (VD) au-dessus d’Yverdon près de Sainte-Croix. A 1h30 de Lausanne et un peu plus de 2h de Zürich, l’accès en est facile depuis la majeure partie de la Suisse.
pré-inscription
L’Université d’été sera centrée cette année sur le thème de la construction néo-libérale de l’Europe, et du rôle, souvent occulté, de la Suisse dans cette construction.
La construction européenne sera examinée suivant plusieurs axes, choisis forcément selon les intérêts des membres du comité organisateur, mais aussi des sections locales suisses, ils couvrent de larges champs mais ne prétendent pas à l’exhaustivité. Nous aurons donc lors des sessions de cours du matin 6 leçons :
Marché du travail et migrations : nous parlerons de la mise en concurrence des salarié-e-s d’Europe entre elles et eux, par les multinationales et de nombreux gouvernements. Les migrant-e-s (de l’intérieur et de l’extérieur) sont ainsi souvent utilisé-e-s, à leur corps défendant, comme un moyen d’abaisser les minima sociaux. Leurs aspirations à de meilleures conditions de vie étant complètement ignorées.
Commerce et négociations internationales : à la fois l’Union européenne et la Suisse, souvent de pair, ont une attitude très agressive dans les négociations commerciales internationales. Leur attitude à l’OMC, qui sera décrite, est symptomatique d’une attitude générale de mépris des aspirations des populations dans l’ensemble. Nous verrons qu’on est loin de l’image de négociateurs bridés par la frilosité des peuples : l’ensemble des pays du Sud témoignent qu’aucun domaine (même les plus vitaux :santé, éducation, eau) n’est oublié, souvent sous pression des grandes multinationales (Vivendi, Crédit suisse...).
Services publics : que reste-t-il des services publics dans l’Europe d’aujourd’hui ? Certains pays sont réputés avant-gardistes dans ce domaine, d’autres moins, tous harmonisent par le bas leur conception des services publics, nous verrons quelles propositions fait attac pour un accès égal à tou-te-s aux services et biens de base [1].
Sécurité, insécurité sociale : l’insécurité est le débat de société censé occuper nos écrans et nos esprits pendant que les démantèlements se font. En effet l’insécurité est bien là mais d’où vient-elle ? Précarité et chômage sont parmi les formes les plus violentes d’insécurité. Alors que des populations toujours plus fragiles sont catégorisées et criminalisées, et les mouvements contestataires (attac parmi d’autres) réprimés [2].
Politique fiscale ; les Suisses et les Suissesses pensent souvent que le secret bancaire est en danger en cas d’adhésion à l’Union. Outre le fait que, comme nous le verrons, que l’adhésion est quasi complète en pratique, l’Union abrite plusieurs paradis fiscaux, qui peuvent avoir différentes formes : le Luxembourg, l’Angleterre, Jersey... Que sont les politiques actuelles, quelles conséquences sur les politiques publiques ?
Agriculture : les agriculteurs européens sont souvent montrés du doigt, non-compétitifs, subventionnés, profitant honteusement des politiques européennes aux dépens de leurs camarades du Sud... Qu’en est-il ? L’attitude européenne favorise-t-elle vraiment sa paysannerie ? Nous verrons que parmi d’autres, la Coordination paysanne européenne (dans laquelle Uniterre-Suisse et la confédération paysanne-France, sont membres, et qui est elle-même membre de Via Campesina) propose de nombreuses alternatives au système actuel, des alternatives basées sur la souveraineté alimentaire des peuples, sur le droit de choisir son mode d’alimentation et d’agriculture.
Pour chaque thème, nous essaierons dans la mesure du possible de respecter diversité et mixité en ayant pour nous en parler deux personnes par session, dont une femme et un homme, un-e européen-ne (UE) et un-e suisse, un-e germanophone et un-e francophone, dans la mesure du possible, bien sûr !
Les après-midi seront organisés sous forme d’ateliers ouverts. Tout-e membre intéressé-e à un sujet peut convier un groupe à y réfléchir et y travailler ensemble, de nombreux sujets ont déjà été proposés, en vrac : la répression, l’écologie, les formes de manifestations, de mobilisations etc...
Le tout sera couronné d’un débat contradictoire « Au-delà de l’Europe - La Suisse et les rapports Nord-Sud », vendredi soir, ainsi que d’une soirée festive le samedi soir.
Les oratrices et orateurs seront autant des personnalités européennes que suisses, parfois connues parfois moins connues, parfois membres d’attac parfois non, mais toujours spécialistes du domaine. Il y aura aussi plusieurs membres d’attac suisse, nous avons en effet parmi nos membres beaucoup de militantes et militants actifs et reconnus dans ces différents domaines, ainsi que des économistes, sociologues, historien-ne-s...
Les inscriptions sont ouvertes auprès d’attac vaud, qui organise cette année l’université, les prix et les conditions seront presque les mêmes que l’année dernière. Précisions définitives dans notre prochain numéro.
Les Actes de l’université d’été 2004 qui a eu lieu à Vernamiège en Valais, sont désormais disponibles.
Soit sur internet (document pdf) sur www.suisse.attac.org/uni
Soit sur papier, fascicule A4 relié pour 12F port compris.
Chaque texte est dans sa version orginale, nous mettrons quelques traductions en ligne dans les différentes sections du site d’attac suisse bientôt.
[1] Voir l’Angles d’ATTAC numéro 10 (« La commssion européenne » sur la directive Bolkestein)
[2] Voir les Angles d’ATTAC numéros 18 (« Repression ») et 16 (« Punir les pauvres », de Loïc Wacquant)
[VERSION IMPRIMABLE] |
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